Face au député de droite sortant, désormais allié avec le Rassemblement national, l'union de la gauche espère mobiliser, notamment les abstentionnistes. 

"Le match, il doit être clair. C'est Eric Ciotti contre Olivier Salerno" lance, à la troisième personne, le candidat investi par le "Nouveau Front Populaire", l'alliance des partis de gauche en vue des élections légis­la­tives anticipées. L'homme est professeur en lycée profes­sionnel, encarté chez la France insoumise (LFI).

Depuis le port ce lundi 17 juin, il expli­quait aux militants comment il compte faire couler le navire Ciotti. Pas une mince affaire, le sortant et réélu avec de gros scores depuis 2007. Cette année, il se présente avec une étiquette de droite, soutenu pour la première fois - ouver­tement - par Marine Le Pen.

"Nous allons profiter de sa notoriété, de l'attention des médias, pour imposer nos thèmes de campagne" développe Olivier Salerno. À savoir "la dégra­dation des services publics, les diffi­cultés d'accès à la santé, l'état des écoles, des collèges, des lycées".

Au bord de l'arrêt du tramway, soixante-​dix, quatre-​vingt sympa­thi­sants. Deux drapeaux du parti commu­niste, deux autres de la Palestine, quelques pin's de ce "Nouveau Front Populaire", accouché en moins d'une semaine après la gifle de la dissolution.

27% pour le "total gauche" il y a deux ans

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Photo : Nice-Presse

"La campagne sera courte. Nous serons ceux qui portent la voix des Niçois maintenus en dehors de la carte postale. Ici, plus de 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Le candidat ultra-​libéral sortant, et les racistes du Rassemblement national n'y changeront rien" lance encore l'Insoumis. "Les députés RN ont voté contre toutes les propo­si­tions qui auraient pu rendre votre quotidien meilleur : la vérité, c'est que l'extrême droite ne mène aucun combat pour le peuple".

Plus que deux semaines pour espérer grimper jusqu'au second tour, en faisant mieux que le candidat investi par la majorité prési­den­tielle, l'adjoint au maire Graig Monetti (Horizons). "On ne vous promet pas une campagne super bien organisée. Ce que l'on vous promet, c'est une volonté sans faille pour peser dans la balance. Notamment dans les coins où l'abstention dépasse les 60%". 

Il y a deux ans, tous les candidats confondus, la gauche avait pu obtenir plus de 27% des voix, dans ce secteur qui comprend une bonne part du centre, des quartiers populaires et le très chic Port Lympia. L'espoir des militants est ténu, mais il existe. 

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