Avec plus de 41% des suffrages, Eric Ciotti est réélu dans la circons­cription du centre-​ville de Nice où il est installé depuis 2007. En trian­gu­laire, il affrontait un Insoumis soutenu par le Nouveau Front populaire, et un candidat macro­niste, arrivé troisième.

Les mines sont contra­riées, puisque la victoire reste locale. Ce 7 juillet, le président contesté des Républicains rempile en tant que député du premier secteur des Alpes-​Maritimes. Son ami Bernard Chaix remporte le troisième, alors que Christelle d'Intorni s'imposait à Nice-​Ouest (5e) dès dimanche dernier. Ainsi, le "camp Ciotti" désormais allié au RN remporte les trois circons­crip­tions niçoises. Cela étant, au niveau national, c'est la gauche qui s'affiche en tête, l'union prési­den­tielle serait deuxième, et celle des marinistes troisième. Pas de gouver­nement, donc, ni pour Jordan Bardella, ni pour Eric Ciotti.

Lequel a débuté son discours depuis sa perma­nence du port Lympia, autour de 21h30, par ces mots : "la situation nationale est extrê­mement préoc­cu­pante. L'apprenti sorcier de l'Elysée a installé au pouvoir l'alliance de la honte dominée par Jean-​Luc Mélenchon".

Plus localement, il a fait part de son "immense joie avec l'élection de Bernard Chaix dans la troisième circons­cription (incluant notamment le nord de la ville, NDLR) avec, dit-​il même si les résultats finaux sont attendus, autour de 55% des voix, un beau score. Il rejoint Christelle d'Intorni, élue dès le premier tour. J'ai l'honneur de compléter ce trio, puisqu'on a gagné la première circons­cription, avec autour de 46%".

"Nous ferons de Nice un exemple, en portant dans cette ville une nouvelle espérance".

"Nous obtenons plus de 50.000 voix à Nice. C'est une magni­fique victoire, et une marque de confiance alors que le contexte est chaotique. Nos résultats sont porteurs d'espérance pour l'avenir" a-​t-​il poursuivi, avec en, sous-​entendu très-​très appuyé, une candi­dature à la prochaine élection municipale. "L'enseignement, c'est que nous sommes désormais ici le seul rempart face à l'extrême gauche".

"La gauche désunie ne gagne pas"

"La République est saisie de malaise, dit-​il, pointant un coup d'Etat politique et insti­tu­tionnel", ainsi qu'une coalition des partis qui ne tiendra pas. "Je note que la gauche unie gagne, mais que quand une partie de la droite ne participe pas au rassem­blement, alors la droite reste aux portes du pouvoir". Une allusion acide à ses anciens amis LR, qui ont rejeté tout accord avec Marine Le Pen. 

Premier discours d'un député
Avec un début de sanglots dans la voix, le nouvel élu Bernard Chaix a dit quelques mots : "C'était une bataille difficile, mais vous ne pouvez pas savoir comme je suis heureux d'avoir remporté la troisième circons­cription des Alpes-​Maritimes (nord de Nice, Falicon, La Trinité, Saint-​André-​de-​la-​Roche, NDLR) face aux macro­nistes. C'est moi, un illustre inconnu, qui la ramène dans le giron de la droite. Moi, cette alliance avec le RN, j'en suis fier. (…) Je remercie Eric Ciotti pour sa confiance. Dès demain, je serai à Paris pour vous défendre. La fête n'est pas ce qu'elle aurait dû être, puisqu'il y a des vents contraires. Mais la ville de Nice a voté à droite". Celui qui est encore vice-​président du conseil dépar­te­mental avait pour le soutenir au premier rang ses collègues Carine Papy et Gaëlle Frontoni.

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.