En hausse constante depuis 2018, les escroqueries ont pignon sur rue dans les Alpes-Maritimes. Même les petites localités ne sont pas épargnées.
Les pièges sont si nombreux aujourd’hui. Nous avons déjà décrypté plusieurs combines utilisées par les fraudeurs pour soutirer de l’argent : le faux remboursement pour les locations de vacances, les plateformes et leurs annonces fantômes, les couacs des sites de livraisons de repas ou encore les tickets bidons dans les restaurants…
Il existe presque autant de techniques pour s’attaquer à une cible et lui prendre ses sous que de malfrats. Et il semble bien difficile d’endiguer ce phénomène, comme en attestent les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur pour 2025. Les statistiques grimpent, et grimpent encore depuis 2018 !
À ce petit jeu, les Alpes-Maritimes se distinguent dans le mauvais sens du terme. « Hameçonnages » par SMS ou e-mails malveillants sont les plus classiques. Cependant, les escrocs se diversifient, ce qui leur permet d’atteindre les 7 victimes pour 1000 habitants chez nous l’année passée. En France, la moyenne est plus basse (6,5 ‰).
(Au moins) 7 arnaques par jour à Nice
Dans le département maralpin, la hausse est légère depuis deux ans (d’abord 6,9 ‰ affaires en 2023, puis 7 ‰ en 2024). Mais elle est bien réelle, et est due notamment à certaines localités dans lesquelles les arnaqueurs ne manquent pas d’imagination.
Nice est évidemment concernée. On y a recensé 2 553 personnes visées, soit 7 actes par jour. Cependant, elle n’est pas la plus mauvaise élève, loin de là. La situation est plus critique, proportionnellement, à Séranon (13 victimes pour 1000 résidents), Lucéram (10,5 ‰) et Cabris (10,3 ‰). Le podium du « pire ».
Les villages moins peuplés sont d’ailleurs les plus visibles dans ce classement peu enviable. On y retrouve aussi Roquefort-les-Pins (9,6 ‰), Lantosque (9,2 ‰), Saint-Paul-de-Vence (9,1 ‰), Villeneuve-Loubet (8,9 ‰), Valbonne (8,6 ‰), Saint-Martin-du-Var (8,5 ‰), Èze et Berre-les-Alpes (8,4 ‰).
Cagnes et Cannes dans le rouge ?
Cependant, certaines des grandes communes de la Côte d’Azur n’échappent pas à ces méfaits. Saint-Laurent-du-Var par exemple (8,5 ‰), ainsi que Cannes (8,9 ‰) et Mandelieu-la-Napoule (8,5 ‰). Mais c’est surtout du côté de Cagnes-sur-Mer que les cas sont les plus fréquents, rapportés à la population (9,7 ‰).
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On remarque que Théoule-sur-Mer, qui avait le moins bon résultat en 2025 (10,6 ‰), a bien corrigé le tir (5,4 ‰). Une dynamique inspirante pour le reste des Alpes-Maritimes, qui a vécu une explosion, +69 %, depuis 2018.



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