Vous avez déniché la perle rare pour vos vacances, une somptueuse résidence que vous avez louée pour vos congés, le tout à moindres frais ? Méfiance, car cela pourrait bien être une arnaque à la location…
Trop beau pour être vrai ? C’est le principe même de l’arnaque à la location saisonnière.
Ce n’est pas une nouveauté, mais certains sites peu scrupuleux n’hésitent pas à recourir à cette pratique, ou du moins hébergent sur leur plateforme de fausses annonces. Alors que vous pensez réserver un logement de rêve pour vos vacances, vous êtes en réalité en train de rétribuer un individu mal intentionné.
Comment éviter ce terrible désagrément ? Il convient déjà de contrôler que vous soyez sur un site sérieux, et pas face à une vaste fumisterie.
Pour cela, vous pouvez, de manière assez simple, vérifier que vous voyez bien toutes les informations que l’on retrouve habituellement sur Airbnb ou encore ou Booking.com : photos des hébergements, propositions nombreuses et bien détaillées, calendrier indiquant les dates disponibles, voir un « tableau de bord » répertoriant l’historique de vos activités.
Fouiller dans les mentions légales
Soyez également attentif aux prix. Une plateforme promettant des tarifs très en-dessous du marché doit vous alerter. Vous devez aussi retrouver les mentions légales avec l’adresse du siège social, le numéro SIREN et le nom du représentant.
Si c’est le cas, voilà une bonne nouvelle, mais méfiance, car vous n’êtes pas à l’abri d’une escroquerie malgré tout. Pensez d’ailleurs à bien vous assurer que le numéro de SIREN renvoie à la bonne entreprise. Un annuaire est accessible ici.
Il vous faut alors consulter les annonces et définir leur authenticité. Une technique peut vous être utile, consulter un programme de reconnaissance d’image et faire une recherche inversée. Cela vous fera remonter à l’origine de la photo. Vous pouvez vous servir TinEye ou Google Lens (un simple clic droit avec votre souris, ou un appui prolongé avec votre doigt sur votre smartphone), de bons outils pour effectuer la manœuvre.
Ce n’est pas forcément une preuve, puisque le loueur peut proposer son bien sur plusieurs plateformes. Regardez alors juste s’il existe une différence entre les montants affichés.
Quel moyen de paiement ?
Le mode de paiement demandé par la société est un autre moyen d’avoir la puce à l’oreille. En général, elle met à disposition un système par carte sécurisé. Si ce n’est pas le cas, qu’elle réclame son dû par virement ou en cryptomonnaie, il y a un loup. L’IBAN fourni est également un indice. Rappelons qu’en France, ils commencent tous par l’indicatif « FR ».
Enfin, dernière étape pour éviter les vendeurs de rêve, le Whois. Il s’agit d’un document comprenant des informations publiques sur la société en question. On peut le dénicher assez aisément grâce à des sites dédiés sur Internet. Il vous aiguillera sur l’identité de la personne à l’origine de l’entreprise, la date et le lieu de création… Il arrive que certains paient pour garder ces données anonymes, mais justement, cela peut donner une indication. En effet, pourquoi souhaiter une telle mesure si l’on n’a rien à cacher ?
Et s’il est trop tard, que vous avez déjà réglé, il est toujours possible de contacter votre banque. Elle pourrait, si le virement est assez récent, tenter un rappel de fonds auprès de l’organisme bénéficiaire. Néanmoins, la procédure ne fonctionne pas à tous les coups. La meilleure chose à faire reste de déposer plainte.





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