PARTIE 2/2. Fidèle du Festival du Livre - dont Nice-Presse est partenaire - où il vient chaque année en simple bénévole, Franz-Olivier Giesbert entretient un lien fort avec la ville et la région. Observateur passionné du Sud, amoureux de Marseille comme de la Côte d’Azur, il évoque dans ce second volet l’évolution de la cité, sa vision de la Méditerranée… et ce qui pourrait bien le faire devenir un (presque) Niçois. Entretien.
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Nice vous tient manifestement à cœur… Quel regard portez-vous sur la ville aujourd’hui ?
Je suis fan de Nice. C’était déjà une belle ville, mais là, elle a été métamorphosée. Christian Estrosi a fait un travail formidable. La Coulée verte, par exemple, c’est absolument remarquable. On se promène là, bouche bée. Je le dis franchement, bravo.
Vous y avez même vos habitudes ?
Oui ! Rue de France, je m’y balade souvent… Ce n’est peut-être pas le quartier le plus chic, mais j’adore cette effervescence. Il y a une vie, un dynamisme, des commerces qui ferment, d’autres qui ouvrent. Ça bouge. C’est vivant. Et moi, ça me fascine.
Ce Festival du Livre, justement, vous ne le ratez jamais. Qu’a-t-il de particulier ?
Déjà, je ne viens pas pour vendre des livres. Et je suis bénévole ici, je n’ai rien à y gagner. Si je viens, c’est pour parler avec les lecteurs, échanger. J’aime les salons à taille humaine, pas les grandes foires où on signe en chaîne sans se dire un mot. Ici, il y a une ambiance, un esprit. On sent que ça vit !
Toujours dans le Sud : et Marseille dans tout ça ?
Marseille, c’est la ville de mon enfance. J’y ai mes amis, mes souvenirs. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est une ville qui me touche. Elle a ce côté rebelle, bordélique, avec des gens qui bossent dur, souvent au noir, c’est vrai, mais ils bossent. Il y a une vraie énergie.

Vous faites souvent le parallèle entre Marseille et Nice…
Oui. Les deux villes ont en commun cette chaleur humaine, cette culture populaire, ce goût pour la débrouille, pour le petit commerce. C’est latin. C’est très italien, tout ça. À Nice comme à Marseille, on mange bien, on vit bien, on gueule fort, et on se marre. Il y a une forme de résilience, de légèreté, même quand tout fout le camp.
Le cliché du Niçois qui ne lit pas, vous y croyez ?
Pas du tout. Les libraires d’ici sont incroyablement engagés. Ce sont des guerriers. Il y a un vrai tissu culturel. Le cliché, c’est une blague de Parisien en goguette. Le Niçois lit. Et surtout, il lit ce qui l’intéresse, ce qui le touche. On ne peut pas en dire autant partout.
L’obtention du label UNESCO a-t-elle changé l’image de notre ville ?
Nice a toujours été une ville culturelle. Regardez le patrimoine, les artistes qui y ont vécu, les écrivains, les peintres. Ce n’est pas un hasard. Il y a une lumière ici, quelque chose d’indescriptible. Nietzsche en parlait déjà dans ses lettres. Ce n’est pas qu’un décor de carte postale, c’est une source d’inspiration.
Et si ce n’était pas Marseille… ce serait Nice ?
Ah, peut-être bien. J’y ai souvent pensé, vous savez. M’installer ici. Je ne suis pas loin. Et chaque fois que je viens, je me dis la même chose : ici, c’est un endroit où il fait bon vivre, où les gens ont du caractère, où la ville a une âme.










FOG, malgré ces lettres capitales, qui pourraient faire penser à une purée de pois, non, c’est tout le contraire. Franz Olivier Gisbert est un homme lumineux, intelligent, et qui a de l’humour. Je l’ai beaucoup apprecié quand il animait une émission extrêmement interessante, avec en invitées, trois philosophes, Mazarine Pingeot, Eliette Abecassis, et une troisième jeune femme dont je ne souviens plus du nom, mais tout aussi intelligente. De belles discussions, sur des sujets d’actualité, de vraies échanges, pas des causeries de café du commerce. Je souhaite que F.O.G décide de s’installet à Nice, on pourrait le rencontrer dans des festivals du livre, par… Lire la suite »