Le Décodage de Nice-​Presse, chaque jeudi en direct à 7h15 et 9h15 dans la matinale de BFM Nice Côte d’Azur.

Psychodrame chez LR 

Mardi, quand Eric Ciotti a réclamé pour la première fois une alliance entre la droite et Marine Le Pen, le mot qui circulait partout, c'était "séisme". Avec la journée d'hier, le mot qui nous vient, c'est "cirque"!

On apprend d'une palanquée d'indiscrétions qu'Eric Ciotti a proposé un accord électoral qu'il n'est pas en mesure de tenir, puisqu'il n'a consulté personne dans son parti avant d'annoncer tout cela sur TF1. Résultat, 59 députés sur 61 ne le suivent pas

Le n'importe quoi continue, avec une journée d'hier rocam­bo­lesque. A midi, le président du parti décidait de faire évacuer les employés de LR, pour cadenasser le siège

Trois heures plus tard, les principaux élus de droite - Wauquiez, Pécresse, Bertrand, etc - se réunis­saient pour prendre une double décision : destituer Eric Ciotti, et attribuer une cinquan­taine d'investitures à ceux qui sont restés fidèle à la tradi­tion­nelle ligne anti-RN

Sauf que d'après pas mal de juristes, ces deux décisions n'ont absolument aucune base légale, puisque Ciotti reste président, et qu'il s'y oppose !. Le cirque, on vous disait, mais ce n'est pas fini

Tout l'après-midi, nous les journa­listes, nous recevions des commu­niqués de presse avec le logo des Républicains envoyés par l'équipe d'Eric Ciotti, et d'autres, avec le même logo, mais envoyés par la nouvelle direction, qui disaient totalement l'inverse

Pareil, le Twitter officiel des LR a été repris pour annoncer le renvoi de Ciotti, alors que le Facebook officiel, lui, assurait le contraire

On le voit, l'ex-député de Nice, candidat à sa succession - on ne sait pas avec quelle étiquette ! - il se retrouve très seul, presque tout son cabinet a démis­sionné, même son chauffeur ne lui répondait plus au téléphone hier…

Apothéose de tout ça quand Twitter, pourtant dirigé par des zozos, a carrément décidé de suspendre le profil des LR !

Eric Ciotti garde pour autant ses fonctions de président, que le bureau politique n'a pas le pouvoir, pour l'instant, de lui retirer

Alors qu'il ne reste que quelques jours pour déposer les candi­da­tures, c'est dans un flou impro­bable que les électeurs vont peut-​être devoir voter les 30 juin et 7 juillet, avec des LR en guerre avec d'autres LR. A part si la justice s'en mêle d'ici là. Mardi, ça semblait impro­bable, aujourd'hui, tout est possible !

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