Alors que les LR azuréens sont, dans certaines villes, partagés entre le camp d’Éric Ciotti et celui de Christian Estrosi, l’un des sénateurs du département a décidé de se rattacher financièrement non pas aux Républicains, mais plutôt au parti ciottiste, pour lui garantir des aides de l’État.
Mise à jour. Depuis la publication de cet article : Pourquoi la section niçoise des Républicains réclame l’exclusion d’un sénateur LR des Alpes-Maritimes : « il est temps de mettre fin à l’hypocrisie »
Henri Leroy a conservé sa carte des Républicains, et siège toujours dans leur groupe parlementaire. Pour ce qui est des aides publiques, c’est autre chose. Chaque sénateur peut déclarer, une fois par an,«un seul parti ou groupement politique de rattachement financier ». Celui-ci est pris en compte dans la seconde fraction du financement public des partis. Et plus on dénombre de parlementaires à avoir pris cette décision, plus ils perçoivent de subventions.
Ce choix, déclaratif, peut évoluer d’une année sur l’autre, et on peut se lier administrativement à une formation tout en appartenant à une autre. Cela permet de garantir des moyens à un mouvement proche du nôtre par exemple, ou de maintenir une autonomie politique, sans franchir le Rubicon et déchirer son adhésion. C’est le choix qu’a fait Henri Leroy.
Auprès de Nice-Presse, le Mandolocien confirme ce lundi 12 janvier qu’il a décidé de « se rattacher financièrement à l’UDR (le parti fondé par Éric Ciotti, allié du Rassemblement national, NDLR) tout en conservant la carte LR ».
Et de commenter : « Je n’ai pas quitté Les Républicains. Je suis proche d’Éric Ciotti, je le soutiens, je soutiens l’union des droites, mais je suis resté dans ma famille politique. J’attendrai les municipales, puis les législatives. Je suis sincèrement favorable à l’alliance la plus large possible, sans pour autant rejoindre l’UDR. » Qui obtient tout de même un coup de main non négligeable dans la haute assemblée.
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— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) October 19, 2025
Quant à un nouveau pas vers le RN, le sénateur maralpin avait déjà développé sa pensée dans nos colonnes en octobre dernier : « Je n’ai pas suivi (Éric Ciotti)… pour l’instant. Rien ne dit que je ne le ferai pas un jour. Politiquement, je pense qu’il a eu raison avant beaucoup de monde. Il y a quinze ans, ce n’était pas possible. Le Rassemblement national d’alors n’était pas celui d’aujourd’hui, il y avait une ligne rouge. Depuis, les choses ont évolué. Nombre de responsables issus de la droite classique sont partis au RN. Dans les Alpes-Maritimes, Alexandra Masson en est un bel exemple. Je la connais depuis le RPR, elle n’a rien d’une extrémiste. »









Rien ne dit que parce qu’on est à un parti, la caisse ne va pas à un autre. Rien ! Elle où cette règle qui dit cela ?