La municipalité veut faire de la rue Longue le point de départ d’une relance commerciale de la vieille ville. David Marchisio, adjoint au commerce, a annoncé dans Menton-Presse recenser les locaux disponibles afin d’y attirer cafés, galeries et boutiques de souvenirs.
Derrière son décor de carte postale, la rue Longue pourrait bientôt changer de visage. Colonne vertébrale de la vieille ville, l’artère qui relie la Place Saint-Julien à celle du Cap reste trop peu animée aux yeux de la nouvelle majorité. Un paradoxe que l’adjoint au commerce et à l’occupation du domaine public veut corriger rapidement.
« Quand vous arrivez de l’autoroute, vous voyez ce Vieux-Menton. Pour moi, on a peut-être le plus beau décor de France. Mais quand vous rentrez à l’intérieur, il n’y a rien. Les visiteurs arrivent, ils prennent leur photo et font demi-tour. »
Pour changer cette logique, l’adjoint explique avoir lancé un premier travail de recensement. « Je suis en train de faire le tri entre tous les locaux de cette rue pour essayer d’en faire une vieille ville active. » Il dit avoir demandé la liste des biens appartenant à la commune, afin d’identifier les possibilités et trouver des investisseurs.
La démarche doit aussi concerner les propriétaires privés. « Je vais les rencontrer, leur expliquer mon projet » poursuit-il. L’objectif n’est pas de remplir à tout prix, mais d’y installer une activité compatible avec l’esprit du quartier…

Bientôt un bar à tapas sous la basilique Saint-Michel
La mairie veut éviter une transformation nocturne du secteur. « On ne va pas faire n’importe quoi avec des bars de nuit, ce n’est pas du tout l’objectif » insiste l’élu. Il imagine plutôt des « commerces de bouche, des lieux où boire une citronnade ou un café, des boutiques de souvenirs, des galeries ou des artisans. »
Une première affaire pourrait d’ailleurs voir le jour rapidement, avec l’ouverture annoncée d’un café proposant aussi quelques tapas, en contrebas de la basilique Saint-Michel-Archange. « Quand il fait chaud, les gens qui montent visiter doivent pouvoir s’arrêter. »
La question des terrasses restera plus délicate, notamment avec le passage du petit train. Mais David Marchisio assure regarder ce qui fonctionne ailleurs, notamment à Saint-Paul-de-Vence. « Une petite table collée contre le mur, deux chaises en bois… On peut trouver des idées. »
Pour lui, ce projet doit devenir la base d’un plan plus large pour le Vieux-Menton. « On veut une rue animée. » Reste désormais à convaincre les propriétaires et à trouver les bons entrepreneurs. Mais David Marchisio l’assure, les « demandes sont là » dont de nombreux Mentonnais.





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