À l’approche de l’ouverture du Festival de Cannes, le cinéma français pourrait être confronté à une nouvelle vague #Metoo. De quoi mettre sous pression l’organisation puisque des personnalités masculines de premier plan seraient concernées.
Un ciel noir assombrit le soleil au-dessus du Festival de Cannes. Sept ans après l’émergence de #Metoo et #BalanceTonPorc, la société françaises est encore marquée par cet événement qui a grandement participé à la salutaire libéralisation de la parole des femmes (et surtout à une écoute plus attentive !). Un secteur a particulièrement été frappé : le cinéma, et pour lui, l’épisode semble très loin d’être fini.
Les noms pourraient sortir pendant le Festival
Récemment, des affaires comme celles concernant Gérard Depardieu, Benoît Jacquot et Jacques Doillon ont fait la une de l’actualité. Mais à l’approche de la cérémonie d’ouverture le 14 mai, le 7e art pourrait être frappé par de nouvelles révélations. C’est en tout cas une éventualité évoquée par nos confrères du Figaro qui révèlent l’existence d’une liste d’une dizaine de personnalités accusées notamment d’agressions sexuelles.
Ces acteurs, réalisateurs et producteurs seraient des trentenaires et des quadragénaires comptant parmi les membres les plus importants du cinéma français actuel. D’après le média national, les noms ont été transmis à des financiers du cinéma et à CNC, le centre national du Cinéma. Ils circulent actuellement sur les réseaux sociaux, sans aucune preuve étayée, mais ils pourraient être dévoilés lors du renommé événement cinématographique. Tout cela n’en est qu’au stade des rumeurs, malgré un emballement certain, ces derniers jours.
Film exclu, accusé interdit de tapis rouge
Une situation qui inquiète notamment l’organisation. Celle-ci se prépare à cette potentielle divulgation. Ainsi, on apprend qu’elle a fait appel aux services d’une agence de communication de crise. Divers scénarios sont à l’étude selon Le Figaro, dont celui de disqualifier un film dans lequel un mis en cause serait impliqué, ainsi que d’empêcher une personne citée de monter les célèbres marches.
Avant le début du festival, qui se tiendra jusqu’au 25 mai, Iris Knobloch, sa présidente, assure qu’elle et ses équipes sont « extrêmement attentives à ce qui se passe aujourd’hui, nous suivons la situation de près », comme elle l’a confié à Paris-Match.
« Si le cas d’une personne mise en cause se présentait, nous veillerions à prendre la bonne décision au cas par cas, en concertation avec le conseil d’administration et les parties prenantes. Mais on évoquerait aussi l’œuvre afin de voir ce qui est le mieux pour elle, a-t-elle précisé. C’est elle la vraie star. »
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Dans cet entretien, Iris Knobloch a rappelé que « la progression de la présence des femmes » était l’un des enjeux majeurs pour la manifestation cannoise. Cette année, 20% des films en sélection officielle et 4 longs-métrages sur 22 en compétition nous viennent de réalisatrices féminines.



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