Malgré l’échec des discussions, la France Insoumise se lance à Nice avec une étiquette « Front Populaire » dépourvue d’alliés. Une avocate niçoise qui avait manqué le second tour de très peu en 2020 sera sa tête de liste.
Une affiche dépourvue de logos ? À Nice, LFI a ressuscité ce week-end un « Front Populaire », mais sans autre formation d’importance pour le porter. Avant des alliances au second tour ? À voir ! Toujours est-il que depuis le mois dernier, se tenant bien à distance de la « radicalité insoumise », les partis de la gauche plus traditionnelle ont annoncé faire liste à part.
Ainsi, « Unis pour Nice », composée des écologistes, des communistes et des socialistes se sont choisis pour meneuse l’ex-ingénieure et élue municipale EELV Juliette Chesnel-Le Roux. La France Insoumise présentait la sienne lors d’une « fête populaire » sur la Place Garibaldi dimanche.
Pour mener, l’avocate spécialiste du droit des migrants Mireille Damiano rempile, après s’être déjà lancée avec une formation similaire, « Viva Nice », en 2020. Avec son petit succès, puisqu’elle avait su rassembler davantage de voix (8,9%) que les socialistes (6,5%) mais moins que les verts (11,3%).
Elle partage d’ores et déjà l’affiche avec d’anciens candidats LFI aux législatives, Anne Laure Chaintron et Olivier Salerno, et avec le président d’une association humaniste, David Nakache de « Tous Citoyens ». L’ancien patron des communistes, Robert Injey, était présent, le 12 octobre.
Pour le reste de la liste, « on veut des syndicalistes, des associatifs, des habitants, des techniciens des politiques publiques » tel que le collectif l’expliquait dans Nice-Presse Dimanche le 5 octobre.
« Un mélange assumé : figures de la société civile, militants de terrain, acteurs des quartiers populaires, compétences reconnues (logement, éducation, mobilité). Des visages connus, d’autres émergents, bien sûr. Pas des professionnels de la politique, mais des gens fiables et disponibles. »
Parmi les priorités affichées de ce « NFP » un brin dépoilé, la « lutte contre la spéculation immobilière », la transition écologique ou encore le passage au gratuit des transports publics.
Sur la sécurité, le clivage est déjà net avec le reste de la gauche. Quand LFI met en cause l’efficacité de la vidéoprotection et ne ferme pas la porte au désarmement de la police municipale, « Unis pour Nice » affiche une ligne bien plus ferme.
La liste insoumise devra également faire avec la concurrence d’Hélène Granouillac, une élue écologiste qui se lance en indépendante, et celle de l’homme d’affaires et conseiller municipal sortant Jean-Marc Governatori de « L’Écologie au centre ». Le match est pour l’heure dominé par un duel très à droite entre le maire depuis 2008, Christian Estrosi (Horizons) face à son bras droit devenu meilleur ennemi, Eric Ciotti (UDR-RN).



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