Municipales 2026 - Végétaliser encore davantage Nice, repenser la Plaine du Var, aérer le port… Les quatre candidats en tête des sondages - Éric Ciotti, Christian Estrosi, Juliette Chesnel-Le Roux, Mireille Damiano - ont partagé leurs propositions pour l’environnement et la propreté urbaine.
Sécurité, logement, éducation, droit des femmes, culture… À l’approche du scrutin municipal des 15 et 22 mars, nous avons épluché les programmes des quatre principales formations en lice à Nice.
Un moyen pour vous, électeurs, de disposer de l’ensemble des mesures défendues par « Tous pour Nice » (Christian Estrosi, LR-Horizons), « Le meilleur est à venir » (Éric Ciotti, RN-UDR), « Unis pour Nice » (Juliette Chesnel-Le Roux, PS-EELV-PCF) et par le « Nice Front populaire » (Mireille Damiano, LFI, collectifs citoyens).
Ici, nous nous intéressons à deux thématiques indissociables du quotidien des Niçois : l’environnement et la propreté urbaine. Avec une grande constante dans chacune des listes, à savoir végétaliser la ville à travers des jardins partagés, des arbres fruitiers, des îlots de fraîcheur ou encore des potagers.
L’union de la gauche veut faire payer les gros consommateurs d’eau

Commençons par la gauche, avec l’union des progressistes. Juliette Chesnel-Le Roux porte la gratuité immédiate des transports en commun lors des canicules, et ce, pour les jeunes, les retraités, les étudiants et les ménages les plus modestes (avant de la péréniser). On peut également relever la rénovation thermique des écoles, des crèches et des EHPAD, tout en essayant d’interdire les jets privés sur notre sol.
Elle et son équipe ont par ailleurs en tête l’instauration d’une tarification progressive de l’eau, qui se goupillerait ainsi : le minimum vital gratuit, puis il faudra débourser de plus en plus pour les usages intensifs. Sans omettre la constitution de budgets participatifs verts.
Limiter les jets privés, les bateaux de croisière et les yachts pour le NiFP

Au NiFP, on entend agrandir les zones piétonnes, limiter les jets privés, les bateaux de croisières et les yachts de luxe. Pour la gestion du précieux liquide bleu, un combat clé dans le Sud, le parti et le collectif Viva ! comptent accentuer la récupération de l’eau de pluie et offrir les premiers mètres cubes aux foyers avec une tarification incitative (comme l’union de la gauche).
La pollution lumineuse et sonore est aussi prise en considération avec l’arrêt des panneaux publicitaires éclairés, le « couvre-feu aérien » entre 23 et 6 heures ou bien l’arrivée d’un permis à points pour les cafés, restaurants et les boîtes de nuit contre les nuisances. On peut ajouter la création d’une « brigade verte métropolitaine » pour lutter contre les dépôts sauvages et le non-respect de l’aire marine protégée.
Christian Estrosi prévoit une « ferme niçoise » dans la Plaine du Var

Sur la propreté urbaine, l’ensemble des candidats veulent multiplier les poubelles et toilettes publiques. Christian Estrosi y ajoute l’assermentation des agents du Nettoiement, qui pourraient verbaliser les auteurs de dépôts sauvages.
L’environnement fait l’objet d’un autre pan du programme, et l’on y retrouve un projet de « ferme niçoise » dans la Plaine du Var, qui participerait au doublement des jardins potagers voulu par le président de la Métropole. Il pense rénover le parc Phoenix, verdire les berges du Paillon, alimenter 15 000 logements avec les énergies propres et déployer des radars anti-bruit. Sans oublier la livraison de la station d’épuration XXL Haliotis II, inaugurer la coulée verte de Nice-Ouest (30 ha) ou encore végétaliser l’Est de la cité.
Composteurs et « coulées bleues » sur les rives du Var et du Paillon pour Éric Ciotti
Tout en haut de ses propositions, Éric Ciotti prévoit de débitumiser Nice « partout où c’est possible » en le remplaçant par des plantes et des arbres. Il ambitionne également de renforcer la géothermie dans la Plaine du Var et la thalassothermie sur le littoral (pour alimenter la climatisation des écoles et des crèches). On pourrait en outre évoquer son plan visant à aménager des « coulées bleues » sur les rives du Var et du Paillon. Le député maralpin milite en plus pour généraliser les composteurs de proximité et réserver un budget participatif pour l’écologie.



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