Municipales 2026 - À Toulon, la maire sortante Josée Massi affiche sa détermination face à la montée du Rassemblement national. Candidate à sa réélection, elle assure pouvoir battre la députée RN Laure Lavalette et promet de se retirer en cas de troisième place, afin d’éviter toute division du camp républicain. Un scénario qui rappelle, selon elle, un précédent historique encore présent dans les mémoires.
À un peu plus d’un mois du scrutin municipal, la campagne s’intensifie dans la préfecture du Var. Et les mots sont forts. Entre souvenirs du passé, stratégies d’alliance et sondages serrés, les candidats affûtent leurs positions. Pour Josée Massi, l’enjeu dépasse largement sa propre candidature. Il s’agit, selon elle, d’éviter un basculement politique lourd de conséquences.
À Toulon, le souvenir de 1995 toujours présent
Pour justifier sa stratégie, la maire sortante convoque un épisode marquant de l’histoire politique locale. « On a connu ça. C’est pas comme si on avait oublié ce qui s’est passé il y a 30 ans », rappelle-t-elle, en référence à l’élection en 1995 du frontiste Jean-Marie Le Chevallier. Un mandat resté dans les mémoires pour sa gestion controversée.
Pour Josée Massi, il n’est pas question de revivre un tel scénario. « On ne peut pas rejouer le scénario de 95. On a vécu, on sait. Donc, on ne jouera pas à ça. Ni lui, ni moi », affirme-t-elle, évoquant également Michel Bonnus, sénateur LR et candidat lui aussi à la mairie.
Municipales 2026 à Toulon : une stratégie de désistement assumée
Face au risque d’éparpillement des voix, Josée Massi affiche une position claire. « Si je suis troisième, je me désisterai, je prendrai mes responsabilités. Il n’y a pas d’ambiguïté », a-t-elle déclaré à l’AFP, en marge d’une conférence de presse.
La maire rappelle avoir longtemps appartenu à la même majorité que Michel Bonnus. Une proximité politique qui, selon elle, facilite aujourd’hui la mise en place d’un front commun. De son côté, l’entourage du sénateur LR a confirmé qu’il adopterait la même attitude en cas de troisième place.
Mi-janvier, Michel Bonnus avait déjà exprimé ses inquiétudes. « Ce serait un vrai désastre d’avoir Lavalette. La politique du RN serait dramatique pour une ville de 180.000 habitants », avait-il déclaré à l’AFP.
Laure Lavalette favorite dans un scrutin très disputé
Dans cette bataille électorale, Laure Lavalette apparaît aujourd’hui comme la principale adversaire à battre. La députée RN du Var est donnée favorite, dans un contexte où le Rassemblement national espère transformer Toulon en symbole national.
« Pour le RN, Toulon serait un trophée au niveau national. D’ailleurs, ils ne s’en cachent pas », déplore Josée Massi. Une perspective qui renforce, selon elle, la nécessité d’un rassemblement des autres forces politiques.
Outre la maire sortante et Michel Bonnus, deux listes de gauche sont également engagées dans la course. L’une est conduite par la socialiste Magali Brunel, l’autre par l’Insoumise Isaline Cornil. Une fragmentation qui complique les équilibres au premier tour.
Après l’ère Falco, un mandat sous haute pression
Âgée de 75 ans, Josée Massi a pris les rênes de la ville en mai 2023, après la chute d’Hubert Falco. L’ancien maire, resté 22 ans à la tête de Toulon, a été démis de ses mandats dans une affaire de détournement de fonds.
Ancienne première adjointe de M. Falco, Josée Massi a longtemps travaillé à ses côtés. Toutefois, elle n’a pas obtenu son soutien pour cette élection. L’ancien élu a préféré se ranger derrière la candidature de Michel Bonnus, accentuant la concurrence au sein du camp modéré.
Le sondage qui relance la dynamique électorale
Fin janvier, une enquête Ifop réalisée auprès de 602 personnes et publiée par Var Matin est venue rebattre les cartes. Elle créditait Josée Massi de 24% des intentions de vote au premier tour, loin derrière Laure Lavalette, donnée à 39%.
Michel Bonnus, avec 15%, apparaissait distancé. Ces chiffres ont ravivé les débats internes et renforcé la pression sur les candidats, alors que chaque point pourrait s’avérer décisif dans la perspective du second tour.
Malgré cet écart, la maire sortante reste confiante. « C’est possible (de gagner), non seulement, c’est possible, mais on va battre Lavalette », assure-t-elle, refusant toute étiquette partisane et revendiquant une démarche indépendante.
À Toulon, la campagne entre désormais dans une phase décisive, marquée par la crainte d’un basculement politique et par la volonté affichée de certains candidats de privilégier l’intérêt collectif sur les ambitions personnelles.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP










Certains se gargarisent du FN à Toulon en 1995 en espérant garder leurs privilèges, mais, comment feront ils oublier les malversations qui ont conduit leur « chef » à démissionner après le verdict de la justice. Ce qui a été une aubaine pour ces candidats, une aubaine qui leur a permis de monter en grade. Recel et détournement de fonds publics : on devrait oublier ? 🇨🇵
Privilégier le collectif à l’intérêt individuel et donc leurs ambitions personnelles ? Ces élus ont montré leur détermination aux dernières élections européennes ! On voit aujourd’hui dans quel état se trouve notre Nation « grâce à leur association anti RN » … 3500 milliards d’€ de dette, l’équivalent de plus de deux fois la population de Toulon uniquement en terme de régularisation d’étrangers en 2025, des « faits divers » en nombre croissant et … Ils restent prêts à s’acoquiner à nouveau ! 🤬🇨🇵
les toulonnais comme dans d autres villes savent pour qui voter!!!