La maire sortante d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains (UDI), s’impose nettement au second tour des municipales ce dimanche avec 47,35 % des voix. Dans une quadrangulaire, elle devance Marc Pena et confirme son ancrage dans une ville marquée par une histoire politique familiale de plusieurs décennies.
Les résultats sont tombés en fin de journée, sans vrai suspense. À Aix-en-Provence, Sophie Joissains conserve largement la mairie avec 47,35% des suffrages exprimés. Dans cette ville d’environ 150.000 habitants située à une trentaine de kilomètres de Marseille, la maire sortante s’impose dans une quadrangulaire face à trois adversaires.
Derrière elle, le député socialiste Marc Pena, à la tête d’une coalition de gauche hors LFI, recueille 31,03% des voix. Jean-Louis Geiger, pour le Rassemblement National, atteint 13,66%, tandis que le dissident de droite Philippe Klein (Horizons) ferme la marche avec 7,96%.
Une victoire annoncée dès le premier tour ?
Âgée de 56 ans, Sophie Joissains abordait ce second tour en position de force. Elle avait déjà obtenu 39,41% des suffrages au premier tour, creusant l’écart avec ses concurrents.
Dans l’entre-deux tours, elle a choisi de ne pas fusionner avec la liste de Philippe Klein, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats local, passé récemment dans l’opposition municipale. Ce dernier a d’ailleurs perdu quelque 2.000 voix entre les deux tours.
En face, une alliance aurait pu rebattre les cartes. Une coalition « anti-Joissains » était envisagée mais n’a pas vu le jour. Marc Pena a refusé de s’allier avec ce candidat de droite afin d’éviter tout « tripatouillage politique ».
Une dynastie politique installée depuis 1978
Avec cette réélection, Sophie Joissains prolonge une histoire familiale ancrée dans la ville depuis plusieurs décennies. Son père, Alain Joissains (UDF-radical valoisien), avait conquis la mairie en 1978 en la reprenant à la gauche.
Il avait toutefois dû quitter ses fonctions dès 1983, après sa mise en cause dans le financement de la villa de son beau-père avec de l’argent municipal.
Sa compagne, Maryse Joissains, avait ensuite pris la tête de la ville en 2001. Elle avait démissionné en 2021 pour raisons de santé, quelques mois avant d’être définitivement condamnée pour détournement de fonds publics, notamment pour la promotion d’un chauffeur dont elle était proche.
À la suite de cette démission, Sophie Joissains avait été élue en septembre 2021 par la majorité municipale de droite. L’opposition avait alors quitté la séance avant le vote, dénonçant une élection « illégitime », voire une « mise en scène à la nord-coréenne ».
Ce qui est important
- Sophie Joissains remporte l’élection avec 47,35% dans une quadrangulaire
- Aucune alliance n’a modifié le rapport de force entre les deux tours
- La mairie reste dirigée par la même famille politique depuis 1978
Nice-Presse avec dépêche



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