Municipales 2026. Un pilier du patronat maralpin rejoint la liste d’Éric Ciotti où il promet de s’employer à défendre le secteur privé, la baisse de la fiscalité et une « profonde réforme » de la Métropole niçoise. La commune et l’agglo prendraient alors un virage clairement libéral, bien davantage qu’avec Christian Estrosi depuis 2008.
Très confiant en ses chances de victoire, Éric Ciotti (UDR) continue d’égrener, semaine après semaine, les noms de son « gouvernement municipal » idéal.
On savait déjà que le président de l’OGC Nice, Jean-Pierre Rivière, serait appelé à devenir son premier adjoint. Une sacrée prise, tant le bonhomme est connu et apprécié en tous quartiers. Son expérience de gestionnaire à succès dans le secteur de l’immobilier n’est pas négligeable non plus. D’autres experts reconnus (sécurité, IA, finances, etc), tous sans étiquette, ont rejoint cette amorce de liste, qui comptera aussi plusieurs personnalités du Rassemblement national.
Cette nouvelle incarnation fait (presque) l’unanimité, raison pour laquelle même les opposants n’y ont pas trouvé grand-chose à redire. C’était donc l’annonce du candidat, mardi 13 janvier au cours d’une conférence de presse donnée près de l’aéroport : l’ancien « patron des patrons » maralpins rejoint l’aventure, et pourrait devenir un super-adjoint délégué aux entreprises.
« Une cicatrice »
Pierre Ippolito n’est pas une célébrité locale mais son ralliement est bel et bien un événement de campagne. Dirigeant d’un très puissant groupe aux nombreuses boîtes bien implantées, il a pu truster une kyrielle de places stratégiques dans les différentes organisations de la Côte d’Azur, jusqu’à la présidence de l’Union pour l’entreprise (UPE 06) entre 2022 et 2025.
« Cela reste une cicatrice et, il faut le dire, c’est aussi la raison de mon engagement auprès d’Éric Ciotti ». Sa prise de parole fut concise et précise : ce seraient les hausses fiscales décidées par Christian Estrosi et ses alliés qui auraient décidé Pierre Ippolito à franchir le pas.
« Avec Éric, nous partageons une même vision pour ce qui est de l’économie » a-t-il poursuivi, évoquant la ligne défendue par le député UDR mais sans mentionner celle du RN, bien moins « pro-business ». Et de tacler : « les entrepreneurs peuvent susurrer à l’oreille du politique et je l’ai beaucoup fait. Mais c’est à des sourds que j’ai parfois été confronté…»
S’il était élu, Eric Ciotti a déjà promis d’actionner les leviers habituels de la droite, avec un plan d’économies et des baisses d’impôts.
Le parcours de @PierreIppolito est à la fois brillant et profondément engagé au service des autres.
— Eric Ciotti (@eciotti) January 13, 2026
Chef d’entreprise, ancien président des patrons azuréens, il dispose de tous les atouts pour être un grand adjoint aux entreprises pour Nice ! pic.twitter.com/AeCDEcKWPP
« Redonner le pouvoir aux maires de la Métropole »
Sa feuille de route est déjà prête, et elle repose sur deux piliers. « Rien n’est efficacement mis en place à Nice pour que les entreprises déjà installées se développent. Elles ne sont pas accompagnées sur des sujets devenus clés, tels que la sécurité (vandalisme, vols), et les agences d’attractivité en place ont peu de culture du résultat, l’argent public y est mal investi » égrène Pierre Ippolito.
Le deuxième, « refaire de la Métropole Nice-Côte d’Azur (dont il serait vice-président, NDLR) un outil de coopération et non un instrument politique », notamment en « redonnant le pouvoir aux maires » et en travaillant à un plan de relance pour le Moyen et le Haut pays, ainsi que pour les stations de ski.
Le positionnement très libéral de la liste Ciotti tranche avec la doctrine Estrosi, l’édile en place assumant d’être un « total interventioniste », avec une implication forte de la Ville dans la vie économique et des services clés « municipalisés » ou « métropolisés » au fil des années (restauration scolaire, eau, collecte, transports, etc).
« Amertume et opportunisme »
« Et Nice dans tout ça ?» s’est interrogé en réaction le patron des élus de la majorité estrosiste au conseil municipal. Selon Pierre-Paul Léonelli, « Beaucoup (des colistiers d’Éric Ciotti) viennent de l’entourage du maire et semblent avoir basculé du soutien au règlement de comptes Or, la revanche n’est pas un projet. Quel avenir si l’on consacre l’essentiel de la campagne à solder des querelles, entre amertume et opportunisme, à coups de petits calculs ?»
Commentaire encore plus amer du secrétaire général des communistes maralpins, Julien Picot : « Quand les capitalistes se rallient à l’extrême droite, ils ne cherchent pas à protéger la France : ils cherchent à protéger leurs privilèges, en utilisant la peur comme bouclier. (…) Parce qu’en choisissant de marcher aux côtés de ceux qui attisent la haine, divisent les travailleurs et servent les puissants, il tourne le dos à la République sociale. »









Ça suffit le chantage aux subventions exercé sur les maires de la Métropole par Estrosi ! Il a profité du « pognon », des centaines de millions d’€ à sa disposition pour acheter certains ; peu scrupuleux, désireux de profiter eux aussi de la manne offerte … Au détriment (par ex.) des niçois habitant Gambetta Nord, zone totalement sinistrée mais « réhabilitée si réélu » (!) … Au détriment des habitants ayant subi la tempête Alex et dont certains n’ont eu droit qu’à des reconstructions temporaires, d’autres encore moins chanceux … Attendent toujours ! « L’interventionniste Estrosi » a « métropolisé » l’eau : on voit le résultat : accablant sur nos factures. Évidemment ces… Lire la suite »