Vendredi soir, une fusillade a causé deux victimes et plusieurs blessés graves à l’ouest de Nice. Certaines des personnes touchées pourraient avoir été atteintes par des balles perdues. Au coeur de la campagne de l’élection municipale, les candidats de droite se sont rapidement rendus sur place. La tête de liste des formations de gauche (« Unis pour Nice »), Juliette Chesnel-Le Roux, a choisi de n’envoyer aucun communiqué et de ne pas se rendre aux Moulins. Quelques heures après ce choix, les communistes, membres de l’union, s’expriment en leur seul nom auprès de la presse locale.
Deux morts, plusieurs blessés et un quartier sous le choc : la fusillade survenue aux Moulins vendredi soir a relancé, aussi, la guerre des discours politiques. Le Parti communiste local a dégainé un communiqué au vitriol, accusant les élus de droite d’abandon et de duplicité.
Le communiqué signé par Julien Picot, secrétaire départemental du PCF, ce samedi soir dénonce « la barbarie » et dépeint un territoire laissé à l’abandon par les responsables politiques.
« Ceux qui ont détruit la sécurité publique n’ont aucune légitimité pour s’en prétendre les sauveurs »
Le texte accuse Christian Estrosi et Éric Ciotti de jouer un double jeu. Indignation face aux caméras d’un côté, coupes budgétaires (nationales) de l’autre. Le secrétaire du PCF va jusqu’à les qualifier de « fossoyeurs de la sécurité publique ». Dans sa ligne de mire, la suppression de postes dans la police par des gouvernements UMP, l’affaiblissement de la justice et le déclin de services publics.
Si les critiques visent le camp de droite, elles ignorent la responsabilité de gouvernements successifs socialistes ou alliés du Parti communiste lui-même.
Julien Picot réclame une « police de proximité », la réouverture des services publics et un investissement accru dans la jeunesse, la culture et l’éducation. Pour lui, la sécurité doit se bâtir sur la justice sociale et non sur des « slogans électoraux ». « Assez des caméras, assez du cynisme : il faut des actes, des moyens et du courage politique. Les Moulins ont droit à la paix, à la sécurité et au respect ».



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