Municipales 2026 - À huit semaines des élections municipales de 2026, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie a décidé d’interpeller directement les candidats. Le principal syndicat patronal du secteur appelle les futurs maires à s’engager sur douze propositions, dont le contrôle des meublés de tourisme et la question cruciale du logement des salariés.
Face à la presse, l’Umih a choisi de mettre la pression sur les candidats aux municipales de 2026, estimant que l’hôtellerie-restauration reste trop souvent fragilisée par des dérégulations locales. Un message adressé en priorité aux maires, considérés comme des acteurs centraux de l’équilibre économique et social des territoires.
Le « paracommercialisme » dans le viseur des professionnels
Le syndicat réclame en premier lieu une limitation plus ferme de la concurrence qualifiée de « paracommercialisme », qui regroupe notamment marchés gourmands, cafés associatifs ou festivals. Pour l’Umih, ces initiatives, souvent soutenues localement, créent une distorsion avec les établissements soumis à des règles strictes.
« Nous sommes toujours là à tirer la sonnette d’alarme sur les dérégulations », a insisté Thierry Marx, président de l’organisation. Selon lui, les élus locaux ne peuvent exiger des professionnels qu’ils respectent normes, taxes et obligations diverses, tout en laissant se développer des formes d’activité concurrentes sans cadre comparable.
Franck Chaumes, président national Umih restauration, partage ce constat. « On s’est aperçu que depuis un certain temps il y avait quelques dérives, notamment dans la restauration et les cafés », observe-t-il. Il pointe le contexte budgétaire contraint des collectivités, qui les pousserait à autoriser certaines activités sans encadrement juridique, sécuritaire ou sanitaire.
Meublés touristiques dans le viseur
L’Umih appelle également les futurs maires à mieux réguler l’offre touristique, en particulier les meublés de tourisme. Le syndicat demande un contrôle renforcé et des sanctions pour les logements qui ne respectent pas la réglementation en vigueur, estimant que cette concurrence pèse lourdement sur les hôtels traditionnels.
L’objectif affiché est d’assurer une concurrence équitable, tout en sécurisant l’activité touristique. Pour l’organisation patronale, la régulation des meublés constitue désormais un enjeu structurant des politiques locales, notamment dans les zones attractives.
Le logement des saisonniers, l’enjeu central
Autre point clé des propositions de l’Umih : le logement des salariés, en particulier des saisonniers. Le syndicat insiste sur la nécessité de nouvelles constructions, rappelant que le secteur emploie 1,3 million de personnes en France.
« Il manque surtout beaucoup de logements et de logements sociaux pour nos collaborateurs », a souligné Thierry Marx, estimant que cette problématique ne peut être résolue sans l’implication directe des élus locaux. « Si vous voulez que votre littoral fonctionne bien, il vous faudra du personnel », a-t-il ajouté.
Dans les semaines à venir, les présidents des sections départementales de l’Umih sont appelés à rencontrer les candidats aux municipales. Une démarche revendiquée comme « apolitique », mais clairement orientée vers l’obtention d’engagements concrets en faveur de l’hôtellerie-restauration.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP







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