Vingt-six des trente personnes jugées depuis le 10 novembre pour leur rôle dans un vaste trafic de stupéfiants entre l’Espagne, les Pays-Bas et la France ont écopé vendredi de peines allant de onze années de prison ferme à deux ans avec sursis, à l’issue de leur procès devant le tribunal correctionnel de Marseille.
Installée dans les Alpes-Maritimes, cette structure criminelle, examinée par la juridiction marseillaise, alimentait en drogues des acheteurs en région parisienne ainsi que dans de nombreuses autres zones du territoire français.
Les faits reprochés s’étendaient de 2020 à juin 2021, période durant laquelle le groupe organisait, tous les huit à quinze jours, des convoyages de drogue à bord de véhicules dotés de caches aménagées, avec une limite fixée à cinq kilos de cocaïne par trajet afin de réduire les pertes en cas d’interception.
Trafic de cocaïne dans les Alpes-Maritimes : un réseau démantelé de la voiture « banalisée » à la cellule de prison
Les chauffeurs chargés de ces transports ont été condamnés à des peines comprises entre trois et quatre années de prison, tandis que les jeunes femmes qui prenaient place dans les voitures pour donner le change lors d’éventuels contrôles routiers se sont vu infliger les sanctions les plus légères, assorties du sursis.
À l’autre bout de la chaîne, les juges ont infligé onze ans de réclusion et 200.000 euros d’amende à Victor T.S., 43 ans, présenté comme le dirigeant contrôlant l’organisation depuis sa cellule du centre pénitentiaire d’Avignon-Le Pontet.
Originaire de Nice et de descendance capverdienne, il s’était déjà fait remarquer au début des années 2010 en enrôlant des jeunes issus des cités niçoises pour des traversées transatlantiques, transformées en voyages de « mules » avec du cannabis fixé sous leurs vêtements à l’aller et de la cocaïne au retour du Brésil.
« Là-bas tu pouvais échanger un kilo de shit contre un kilo de cocaïne », se vantait encore Victor T.S. en 2021 dans sa cellule, sans savoir que celle-ci était équipée d’un dispositif d’écoute.
Considérés comme ses proches complices, unis par une longue amitié, Mohamed M et Megdi B. S. ont écopé respectivement de huit et sept années d’emprisonnement, assorties chacun d’une amende de 200.000 euros, un mandat d’arrêt ayant été délivré contre le second, absent au moment de la lecture du jugement, tandis que quatre autres prévenus ont été relaxés.
Dès le début de l’audience, Victor T.S. avait contesté la vision d’une structure très hiérarchisée présentée par le parquet, déclarant : « c’est pas une coupole, c’est pas la mafia, avec des capos, il n’y a que de l’amitié, de mauvaises amitiés peut-être ».
Le Colombien Jaïro R.G.M. a pour sa part été condamné à trois ans de prison, assortis d’une interdiction du territoire français durant dix ans, l’accusation le décrivant comme un spécialiste de la manipulation de la cocaïne.
- Ce qu’il faut retenir : Vingt-six personnes ont été condamnées à Marseille pour un trafic de cocaïne structuré entre les Alpes-Maritimes, l’Espagne et les Pays-Bas. Le principal prévenu, Victor T.S., a écopé de onze ans de prison et d’une lourde amende pour avoir dirigé le réseau depuis sa cellule. Autour de lui, des transporteurs, des jeunes femmes et un expert colombien de la cocaïne ont également été sanctionnés, tandis que quatre prévenus ont été relaxés.
Avec AFP






Je ne comprends pas. C’est des choses de 2010 ? De 2021 ? De 2013 ? C’est un trafic de drogues France, Espagne, Pays Bas. Le cocaïne est d’où ? C’est brouillon. Envoyer du Cannabis au Brésil en 2010, c’était pour être pris cela ? Le prix du vol d’avion, c’est fumeux.