S’ils ne sont pas une majorité sur la route, les usagers des deux-roues comptent parmi les plus « accidentés » sur les voies françaises. D’après une nouvelle étude, la région Sud serait un territoire particulièrement dangereux, en témoignent les nombreuses victimes recensées.

Avec ses corniches surplombant la Méditerranée ou encore ses belles routes de montagne, Provence-Alpes-Côte d’Azur est un terrain de jeu idoine pour de resplendissantes balades. À pied, à vélo, ou encore, pour les amateurs de vitesse, à moto, c’est un plaisir d’arpenter ces axes avec le sentiment de liberté offert par la nature.

Mais tout ceci comprend une part de danger, aussi bien pour les cyclistes que pour les motards. Une alerte sonnée par Liberty Rider, une application visant à améliorer la sécurité des utilisateurs de deux-roues. Dans un rapport publié le 1er juillet, elle dévoile les secteurs les plus accidentogènes en France.

Pour dresser ce tableau, l’entreprise toulousaine a étudié les données collectées entre 2023 et 2024. Elle se base sur les chiffres récupérés grâce à son système de détection automatique de chutes, envoyant ensuite un message aux secours en moins de cinq minutes. La société a constitué deux tableaux, celui des statistiques brutes, là où le volume d’incidents est le plus élevé.

La région Sud sur le podium du nombre d’accidents

Mais afin d’évaluer les risques, elle s’est également penchée sur le rapport entre les accrochages et le nombre de kilomètres parcourus par les usagers. Or, si pour la première catégorie, les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France et Occitanie se distinguent dans le mauvais sens du terme, Provence-Alpes-Côte d’Azur est loin d’être une bonne élève.

Elle fait même partie des pires en ce qui concerne le second point observé. Elle prend la place de la collectivité francilienne sur le podium, accompagnant ses consœurs d’Occitanie et d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Les Alpes-Maritimes parmi les pires élèves ?

L’enquête évoque parallèlement les résultats pour certains départements. On remarque qu’avec environ 25 accidents pour un million de kilomètres, les Alpes-Maritimes figurent juste derrière l’Hérault, mais devant le Rhône, sur ce sujet. Et les Bouches-du-Rhône ne sont pas si loin, à la quatrième place (19 pour un million).

Un travail mettant en avant la nécessité d’agir et d’établir une prévention locale, car dans 71,2% des cas, les problèmes surviennent dans le département de résidence de la victime. Autre élément à noter, qui semble logique, c’est en été que les chutes sont les plus nombreuses.

Mécaniquement, c’est à cette période de l’année que les engins à deux-roues sont le plus utilisés. En revanche, les risques sont plus élevés en novembre, du fait des conditions climatiques moins favorables, gênant la conduite.

Des données qu’il est important d’avoir en tête, car bien que minoritaires sur la route (2% des usagers), les conducteurs de motos comptent pour 22% des tués et pour 34% des blessés graves sur les axes français. Par exemple, au premier trimestre 2024, sur 26 morts décomptés en six mois sur les routes des Alpes-Maritimes, on trouvait tout de même 14 motards.

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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