Un violent incendie, probablement d’origine « criminelle », a fait sept morts, dont trois enfants et un adolescent, dans la nuit de mercredi à jeudi dans un immeuble d’habitation des Moulins.
- Mise à jour : Le point complet sur ce que l’on sait à midi
- Mise à jour : Le Premier ministre Gabriel Attal, accompagné du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, va se rendre à Nice, où il devrait arriver vers midi, après un violent incendie dans cette ville, probablement d’origine « criminelle » qui a fait sept morts, dont trois enfants et un adolescent.
Le sinistre a ravagé le septième et dernier étage d’un immeuble du quartier populaire des Moulins, dans l’ouest de Nice.
D’importants moyens ont été mis en œuvre -25 engins et 72 sapeurs pompiers-, mais « malheureusement, sept personnes sont décédées lors de cet incendie », ont indiqué les pompiers, appelés à 02h28 selon le procureur de la République Damien Martinelli, et arrivés sur place à peine une dizaine de minutes plus tard.
« L’action rapide des sapeurs-pompiers a sans doute permis d’éviter de nombreuses victimes supplémentaires. Les services de police feront la lumière sur les circonstances de ce drame épouvantable », a assuré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur X (ex-Twitter).
Une personne a également été transportée en « urgence absolue » à l’hôpital et deux autres en « urgence relative ».
Les secours, confrontés à un « violent feu d’appartement » au septième étage de l’immeuble, ont effectué « trois sauvetages par échelle » aérienne et « 33 mises en sécurité » de personnes.
Selon le préfet du département des Alpes-Maritimes Hugues Moutouh, l’appartement était occupé par « une famille manifestement d’origine comorienne ». Au moment du sinistre « 10 personnes (se trouvaient) à l’intérieur ».
« 3 individus cagoulés »
« On part sur un incendie criminel », a précisé le procureur aux médias venus sur le site du sinistre, « trois enfants et un adolescent » figuraient parmi les victimes.
« Nous avons des images qui montrent 3 individus cagoulés s’introduire dans le bâtiment juste avant les faits » complète le premier adjoint Anthony Borré.
Les enfants étaient âgés de 5, 7 et 10 ans, a souligné le préfet Moutouh, l’adolescent avait 17 ans.
« Au regard des premiers éléments j’ai ouvert une enquête pour des faits d’incendie volontaire ayant entraîné la mort », a déclaré le magistrat, sans vouloir indiquer quels éléments permettaient de privilégier cette piste criminelle.
Selon le préfet, le feu serait parti du deuxième étage, dans les parties communes, et se serait propagé dans les étages par la colonne sèche.
Une journaliste de l’AFP sur place jeudi matin a constaté que seules deux fenêtres au dernier étage de l’immeuble portaient des traces de l’incendie. Quelques camions de pompiers se trouvaient encore sur place tôt dans la matinée et des voisins d’autres immeubles regardaient la scène de leurs fenêtres, dans une odeur de brûlé persistante.
L’immeuble incendié date de 1977 et avait fait l’objet d’un programme de rénovation au début des années 2000.
Cellule de crise ouverte
Une vingtaine de ses habitants ont été évacués, temporairement hébergés dans une salle municipale, a indiqué le préfet.
Le maire de Nice, Christian Estrosi, a fait part sur le réseau X de son « immense émotion ». La municipalité « ouvre une cellule de crise pour accueillir les familles », a-t-il indiqué alors que, selon les pompiers, une quarantaine de personnes ont été affectées par les conséquences du sinistre.





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