Le projet Comètes sera lancé à l’Université Côte d’Azur en 2026 : objectif, former les étudiants aux métiers du spatial avec un master spécialisé, mais pas seulement.
Quand une industrie en plein essor rencontre les travailleurs de demain. Désormais, l’Université Côte d’Azur est engagée dans une nouvelle initiative destinée à développer les compétences spatiales des élèves. Un projet à l’échelle nationale qui a pour nom « Comètes », et qui se lance bientôt.
Il faut tout d’abord savoir que l’organisation est soutenue à hauteur de 2,8 millions d’euros via des subventions. Elle a été retenue à la suite de l’appel à manifestations d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir ». Son objectif, former 650 étudiants aux métiers du spatial en l’espace de cinq ans.
Nouveaux modules de formation et un master
Concrètement, deux nouveautés vont apparaître dans les mois et années à venir. Tout d’abord, de nouveaux modules de formation et des stages seront intégrés à plusieurs parcours proposés, aussi bien dans les licences que dans les masters. C’est par cette filière que des centaines d’apprenants seront initiés à ce domaine très pointu.
L’Université accueillera également un master en alternance complètement spécialisé dans ce nouvel écosystème économique prônant l’innovation dans le secteur de l’entrepreneuriat spatial, aussi appelé « New Space ». Précisons qu’il serait accessible à la rentrée 2026.
Le programme sera élaboré avec les partenaires industriels du milieu, principalement à travers le cursus de recherche Spectrum. À l’issue de ces cinq années d’études, devraient sortir des experts dans des domaines clés : l’électronique, la datasience et l’instrumentation.
Répondre aux besoins de la filière spatiale
Avec « Comètes », les penseurs du projet ont l’intention de répondre aux besoins croissants de recrutements dans ce secteur, surtout dans le périmètre azuréen. On y recense à l’heure actuelle 70 entreprises faisant travailler 5.800 employés, pour un chiffre d’affaires de 957 millions d’euros !
Le Centre spatial universitaire de la Côte d’Azur (CSU) sera partie prenante de ce plan, mélangeant ainsi au même endroit des étudiants, des enseignants-chercheurs et des industriels afin qu’ils imaginent ensemble des innovations. Ajoutons que le CSU participera avec d’autres pôles éducatifs français à la réalisation de la première constellation-école de nanosatellites.
Quant à cette nouvelle organisation, elle confirme et renforce les liens entre l’Université et les sociétés régionales et nationales du domaine spatial. C’est déjà le cas avec Thales Alenia Space ou encore Orbital Solutions Monaco.






