Après trois années d’absence, l’unique carnaval gay de France a fait son grand retour ! Paillettes, costumes colorés… Le temps d’une soirée, 9.000 spectateurs se sont réunis pour faire la fête et célébrer la diversité.
« Des tourbillons de strass et de paillettes vont s’abattre sur vous » s’enthousiasme Erwann le Hô, le président du Centre LGBT et animateur de la soirée.
Ce vendredi 17 février, la place Masséna a accueilli le retour du célèbre Lou Queernaval : l’un des plus importants évènements culturels LGBT au niveau national. Découvrez par ailleurs notre diaporama de l’évènement par ici !

À l’occasion du premier mais aussi de l’unique carnaval gay de France, 350 artistes, professionnels et bénévoles ont défilé sur la place Masséna. Au total, vingt-deux troupes d’ici mais aussi du monde entier ont mis l’ambiance grâce à diverses performances, comme des danses brésiliennes ou encore hawaïennes.
La marraine de la manifestation, la chanteuse Anggun, a également glissé un petit mot à travers une vidéo.
Des spectateurs ravis
Lors de la deuxième partie, le public a pu se joindre à la parade pour danser avec les artistes.
Une ambiance conviviale qui a particulièrement plu à Isabelle et Dominique : « c’était très bien. C’est la première fois que l’on vient, on a adoré ! Les costumes, les musiques, l’ambiance, les couleurs… Ça fait du bien d’avoir ce genre d’événement !»
Pour Alexandre et Salomé : même constat, « c’était très joyeux, énergétique et festif ! On a beaucoup aimé le fait de pouvoir aller s’amuser avec les carnavaliers sur la deuxième partie ».

La Pink Parade, la Dolly Party, ou encore le festival IN&OUT… Plusieurs rendez-vous LGBT sont organisés dans notre cité tout au long de l’année, pourtant souvent pointée du doigt pour son conservatisme, comme pour de nombreuses villes de droite.
« Je connais des personnes qui font partie d’associations, elles me disent toutes qu’elles sont bien aidées par ici » continue Alexandre. « Puis l’exemple même de ce soir, ça montre bien que ça bouge !»
Si pour certains, notre cité Nice est une véritable « capitale arc-en-ciel », pour d’autres en revanche, ce n’est pas encore tout à fait le cas…
« Il n’y a pas énormément de choses au niveau des établissements LGBT c’est assez restreint » détaille Liliane. « Surtout pour les lesbiennes, encore oubliés…»
« Ça ne se développe pas vraiment, on est obligés d’être vraiment à la recherche pour pouvoir passer une soirée ou autre…».
« Ça manque par ici… C’est pour ça que ce type d’événement, c’est vraiment top ».
Pour Hélène et Léa, « Nice est un milieu assez fermé. Il y a encore beaucoup de choses à faire, et de rendez-vous à mettre en place ».
LIRE AUSSI INTERVIEW. Maty Diouf : « Beaucoup moins conservatrice, Nice s’est libérée des clichés »





