Christian Estrosi hausse le ton face à l’initiative du premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure : pour le maire de Nice, hisser un drapeau palestinien sur les mairies françaises serait une faute politique grave et un signe inquiétant de dérive idéologique.
Un drapeau palestinien sur les frontons de nos mairies ? L’idée lancée par Olivier Faure, à l’occasion du 22 septembre et la reconnaissance de l’Etat par la France, a provoqué une réaction immédiate et cinglante de Christian Estrosi, ce lundi.
À Nice, dit-il, pas question de laisser s’installer une confusion entre la solidarité avec les populations civiles et un geste perçu comme une caution politique au Hamas, alors que des otages israéliens restent toujours captifs.
Estrosi se dit en première ligne contre l’importation du conflit
Le maire de Nice, également président de la Métropole et figure influente de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a dénoncé une proposition « indigne » qui viendrait ajouter « de la division à la douleur ». Pour lui, importer ce conflit dans l’espace public français serait une erreur lourde de conséquences, au risque de transformer nos rues en champ de tensions communautaires. Plus tôt dans l’année, la justice administrative lui avait imposé de retirer le drapeau israélien de l’Hôtel de Ville, hissé là en soutien des nombreux juifs séquestrés.
L’élu azuréen appelle donc à une vigilance renforcée. Dans sa ligne de mire : le préfet des Alpes-Maritimes, qu’il somme d’interdire tout rassemblement en soutien à la Palestine, et le gouvernement, prié d’empêcher que ce drapeau ne flotte sur quelque mairie que ce soit, « du plus petit village à la plus grande métropole ».
Alerte sur une dérive idéologique
Derrière cette affaire de drapeau, il voit le signe d’une « dérive islamogauchiste » déjà à l’œuvre dans certaines sphères politiques et militantes. Pour illustrer son propos, il rappelle les incidents récents sur la Vuelta, où des tentatives d’ostraciser un État et un peuple se sont fait jour…
En filigrane, l’avertissement est clair : si l’on cède à ce type de pressions, la fracture nationale risque de s’aggraver, alimentée par une idéologie importée et éloignée des valeurs républicaines. Christian Estrosi réclame donc un « coup d’arrêt clair ».



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