À la tête du groupe Panorama, Jean Valfort multiplie les projets d’envergure sur la Côte d’Azur. Après Bocca Nissa, Bocca Mar ou encore la reprise du mythique Félix, l’entrepreneur niçois annonce à Nice-Presse l’ouverture du Grand Café des Fleurs sur le Cours Saleya, ainsi que l’acquisition avec un partenaire d’un bel hôtel du boulevard Victor-Hugo.
Dans Nice-Presse Dimanche, cet investisseur passionné et fier niçois promet qu’il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Perspectives.
Vous ouvrez prochainement une nouvelle adresse, dans un coin emblématique…
Le Cours Saleya ! Après avoir repris le Félix, nous voulions poursuivre dans cette logique de renaissance des institutions niçoises. Quand on nous a proposé de racheter le Café des Fleurs, cela sonnait comme une évidence. Nous avons acquis l’établissement voisin, cassé les cloisons, et créé un seul et même lieu : Le Grand Café des Fleurs.
Une très belle terrasse plein Sud, l’un des derniers grands emplacements disponibles. Après la plage (Bocca Mar) et le rooftop (Bocca Nissa), ouvrir un café-brasserie était une suite logique.
À quoi ressemblera ce nouveau spot ?
L’ouverture est prévue début mai, après environ 1,5 million d’euros de travaux. Ce sera un très grand café dans un esprit traditionnel, avec beaucoup de boiseries, une offre très variée autour des classiques français : pizza, club-sandwich, etc. Mais aussi une vraie carte niçoise avec des beignets de fleurs de courgettes ou une daube maison.
On aura également un excellent café italien préparé par un barista, des pâtisseries maison, un « tea time » à 16 heures, ainsi qu’une sélection de cocktails autour du thème floral. L’établissement sera ouvert 7 jours sur 7, du matin jusqu’au soir. 300 couverts au total.
Vous venez d’acquérir un hôtel du boulevard Victor Hugo. À quoi doit-on s’attendre ?
Avec mon associé, le groupe Very, nous avons signé pour la Villa Victoria la semaine dernière. C’est un hôtel de 40 chambres avec un magnifique jardin. Notre objectif est de le transformer en boutique-hôtel cinq étoiles, plus intimiste et confidentiel que les grands établissements récemment ouverts à Nice.
Nous réaliserons une rénovation complète. Le projet sera finalisé début 2027, avec une ouverture prévue au printemps.
Quel est votre objectif à travers ces implantations successives ? « L’empreinte Valfort » ?
Je suis Niçois d’origine. Même si j’ai créé mon groupe à Paris, la dynamique parisienne s’est essoufflée, alors que Nice est en plein boom. Je suis revenu m’installer ici, avec l’objectif d’investir dans des établissements à fort caractère, sur des emplacements légendaires. À terme, l’idée est d’étendre notre écosystème sur la Côte. Vers Cannes, Monaco ou Saint-Tropez.
Comment se portent aujourd’hui vos autres établissements ?
Bocca Nissa ne cesse de nous surprendre, c’est devenu un incontournable local. La plage Bocca Mar, ouverte l’an dernier, a connu une superbe saison malgré une météo compliquée. Cette année, nous renforçons encore la dimension festive avec douze soirées jusqu’à 2 heures du matin, en commençant par The Avener le 13 juin.
Le Félix, rouvert en novembre dernier, a rapidement conquis son public. C’était un pari délicat, au vu de l’attachement des Niçois. Les retours sont très bons, et la fréquentation au rendez-vous.
Un projet de rêve ?
Racheter Le Negresco ! (rires). Plus sérieusement, nous vivons déjà un rêve. Mon souhait serait de créer encore un ou deux hôtels supplémentaires, à Nice.
Nous aurions tout un environnement où les clients de nos hôtels seraient accueillis en VIP dans nos restaurants, avec réservation prioritaire et accueil personnalisé.
On dit que l’idée est de faire monter en gamme le tourisme. À Nice, vous le ressentez, concrètement ?
En quelques années, la ville s’est transformée de manière exceptionnelle : la coulée verte, le tramway… Elle est de plus en plus belle. Les autorités locales ont adopté une vraie politique pro-business, avec une écoute et un dialogue permanent. La destination reçoit à présent une clientèle internationale de très haute qualité. Elle n’est plus seulement une étape avant Cannes ou Monaco.
Comment ne pas laisser de côté les Niçois ?
Nous profitons tous de cette dynamique positive. Nos restaurants restent très accessibles, nous n’avons pas vocation à faire du luxe, hors de prix. Au Félix, par exemple, on propose un plat du jour à 13 euros.
La vraie difficulté « touristique » aujourd’hui pour les locaux, c’est plutôt la crise du logement, notamment à cause des locations Airbnb. La mairie mène une bataille nécessaire pour encadrer ce phénomène, ce qui est une très bonne chose. Cela permettrait aussi à nos salariés de pouvoir se loger à des prix raisonnables en haute saison.



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