Vendredi, les organisateurs d’Alpes 2030 ont acté le transfert définitif du pôle glace olympique de Nice vers Lyon, suite au refus du maire Eric Ciotti d’utiliser le stade de l’Allianz Riviera. Invitée sur TF1 lundi, la ministre des Sports Marina Ferrari a fermement démenti toute politisation de cette décision, invoquant une stricte impossibilité technique et financière pour maintenir les épreuves sur la Côte d’Azur.
Un vent glacial s’abat sur la métropole. Les amateurs de glisse du département ne verront pas les athlètes olympiques évoluer sur leur territoire dans quelques années. Les responsables de l’organisation ont pris la décision de relocaliser l’intégralité des compétitions concernées.
Le patinage artistique, le hockey, le short-track et le curling prennent définitivement la direction du département du Rhône, effaçant la cité azuréenne de la carte de ces disciplines spécifiques.
Cette réorganisation majeure fait directement suite à la posture du premier magistrat de la commune. L’édile a en effet refusé l’implantation d’une patinoire éphémère au cœur de l’enceinte sportive de la plaine du Var.
À Nice, le fiasco des JO d’hiver 2030 suscite des réactions enflammées
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) May 30, 2026
🔴 Des avis très, très divisés
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Une vive passe d’armes entre la capitale et l’élu azuréen
Dès la fin de semaine, l’annonce a suscité une réaction immédiate de la part d’Eric Ciotti. L’élu UDR a attaqué les motivations de ce retrait massif en qualifiant la manœuvre de « un choix politicien ».
Il perçoit dans cette soustraction d’épreuves une volonté délibérée de nuire à ses administrés, ciblant l’orientation politique de la métropole rhodanienne pour étayer son propos. « On a préféré une ville d’extrême gauche à Nice pour sanctionner les Niçois », a-t-il affirmé sans détour.
« Nous n’aurons pas ces Jeux, parce qu’il y a eu de la manipulation, de la mauvaise foi, des intérêts financiers qui se sont mobilisés, des puissances de l’argent qui ont voulu autre chose »
Marina Ferrari a pris le temps de répondre à ces graves accusations. Interrogée sur l’influence potentielle d’une municipalité étiquetée par l’État « à l’extrême droite » dans ce choix, la représentante de l’État s’est montrée catégorique.
« Je tiens absolument à redire qu’il n’y a pas de politisation du dossier, nous sommes en train d’organiser des Jeux olympiques d’hiver, ça implique la Nation toute entière », a rétorqué la ministre des Sports.
Le gouvernement met en avant la réalité matérielle et logistique du projet. Le refus d’utiliser le stade, une position assumée par le candidat lors de sa récente campagne électorale, assumait des conséquences directes sur les rencontres de l’équipe de football résidente.
« Le maire de Nice a pris une décision, il l’avait annoncé pendant sa campagne, donc ce n’était pas une surprise. C’est son choix, on parle aujourd’hui de 3 à 6 matches qui auraient été impactés, pour l’OGC Nice », précise-t-elle. La municipalité assure que l’enceinte aurait été acaparée pendant 9 mois.
Les recherches pour trouver un plan alternatif sur le territoire maralpin n’ont pas abouti à une issue favorable.
« En toute franchise, nous avons audité toutes les possibilités alternatives, force est de constater que c’était à chaque fois des surcoûts très importants, voire parfois des difficultés techniques qui faisaient que nous n’étions pas en mesure d’assurer la tenue des épreuves », détaille Marina Ferrari.
Le coût écologique et le maintien de l’ordre
Diviser les sites de compétition représentait un risque majeur pour l’équilibre global de l’événement sportif. Garder une partie des installations dans le sud exigeait la création d’infrastructures supplémentaires lourdes.
Le ministère souligne que « pour des questions sportives que tout le monde peut comprendre, scinder en deux les épreuves de glace, créer un pôle supplémentaire était de nature à alourdir la facture, à pénaliser les résultats des athlètes et à gréver le coût écologique du projet ».
« J’ai été assez contrariée de devoir abandonner le pôle de Nice car je crois que c’était une magnifique vitrine pour le pays, mais nous avons tiré le constat : une impossibilité technique et financière d’organiser ces épreuves à Nice sans l’utilisation de l’Allianz Riviera », admet la ministre.
Ce qui est important
- La relocalisation complète des épreuves sur glace prive le territoire d’une visibilité internationale et d’une ferveur populaire majeure.
- La protection du calendrier sportif du club de football local a scellé le sort de la candidature de la ville pour ces disciplines.
- Le gouvernement privilégie la rigueur budgétaire et environnementale plutôt que la dispersion des sites olympiques.
Nice-Presse avec agence





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