Lundi, la Ville faisait voter de nouvelles mesures régulant le marché des plateformes de type Airbnb. Un tour de vis qui fait notamment suite au rendu d’un rapport témoignant de l’ampleur de l’activité chez nous, et de son impact sur l’habitat.
Des chiffres impressionnants. Nice-Presse a consulté une étude commandée par la mairie à un privé au sujet de ces locations. Il apparaît ainsi que l’offre « est en constante progression avec une forte expansion depuis 2020 : 13.692 annonces représentant 5,7 millions de nuitées réservées en 2022 ».
« La ville de Nice comporte le plus grand nombre d’annonces des Alpes-Maritimes, le taux d’annonces de meublés sur le nombre total de logements de la commune est de 6%. Ce taux est de 3 % à Marseille ou Paris ».
Le cliché du petit propriétaire niçois qui ne fait qu’arrondir ses revenus avec ces plateformes ne tient pas tout à fait. « Les locations sont de plus en plus proposées par des loueurs au profil d’investisseur qui louent leur logement en moyenne 208 jours par an (29 %)» témoignant d’une « professionnalisation » de l’activité.
Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’habitat. « À Nice la moitié de la population est locataire, pourtant les offres d’annonces de meublés touristiques sont de 7 à 10 fois supérieures aux offres de logements à louer à l’année. »
Rappelons qu’il est encore plus difficile de se loger ici ces derniers mois que dans les quartiers les plus cossus de Paris. La « tension locative » apparaît particulièrement préoccupante.
Quartiers désertés
Les zones les plus touristiques de la ville - le centre-ancien, la Promenade des Anglais… - concentrent 7/10 des annonces. Des secteurs qui perdent des habitants, alors que la ville en gagne.



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