La capitale de la Côte d’Azur compte près de 14.000 « biens Airbnb ». Problème, ces annonces sont parfois jusqu’à dix fois plus nombreuses que celles des appartements proposés aux locaux…
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Pour une fois, la mesure a mis tous les bancs du conseil municipal d’accord. Lundi 15 juillet, les élus ont validé l’entrée en application d’un nouveau règlement relatif aux locations saisonnières de type Airbnb et consorts.
Rien de trop technique : ce que l’on en retient principalement, c’est que les autorisations temporaires sont ramenées à seulement une année, au lieu de six actuellement. Pourquoi faire ? Tout simplement pour pouvoir mettre fin rapidement à des nuisances, par exemple.
En cas de nuisances ? Finito, l’autorisation
En attendant que le nouveau gouvernement soit nommé, la Ville se dote de nouveaux outils pour réguler le marché. D’autant que la justice a cassé, en premier instance, l’obligation pour tout propriétaire d’obtenir validation de sa copropriété avant de se lancer dans la location touristique. Un dispositif qui permettait de réduire drastiquement le nombre d’annonces, puisque les voisins avaient tendance à refuser les changements d’usage. Un verrou qui a sauté, mais au sujet duquel la collectivité a fait appel.
Christian Estrosi précise : « deux mois avant la fin de son autorisation en cours, le propriétaire devra nous envoyer une demande écrite de reconduction - laquelle n’est plus tacite. Si nous avons eu des problèmes avec lui, avec des nuisances répétées, nous ne la validerons pas ».
Nice-Presse a consulté une étude commandée par la mairie à un privé au sujet de ces locations. Il apparaît ainsi que l’offre « est en constante progression avec une forte expansion depuis 2020 : 13.692 annonces représentant 5,7 millions de nuitées réservées en 2022 ».
« La ville de Nice comporte le plus grand nombre d’annonces des Alpes-Maritimes, le taux d’annonces de meublés sur le nombre total de logements de la commune est de 6% (ce taux est de 3 % à Marseille ou Paris)».
Le cliché du petit propriétaire niçois qui ne fait qu’arrondir ses revenus avec ces plateformes ne tient pas tout à fait. « Les locations sont de plus en plus proposées par des loueurs au profil d’investisseur qui louent leur logement en moyenne 208 jours par an (29 %)» témoignant d’une « professionnalisation » de l’activité.
Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’habitat. « À Nice la moitié de la population est locataire, pourtant les offres d’annonces de meublés touristiques sont de 7 à 10 fois supérieures aux offres de logements à louer à l’année. »



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