Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de traverser le mois d’avril le plus chaud de son histoire météorologique, marqué par une absence quasi totale de précipitations. Dans le Var, la sécheresse atteint des niveaux records pour la saison avec des sols dont l’état de déshydratation correspond normalement à un début d’été. Le bilan publié ce lundi confirme une rupture brutale, après un mois de février pourtant très pluvieux…
Le mois d’avril 2026 s’est refermé sur un constat climatique sans équivoque, une douceur hors norme doublée d’une aridité qui malmène déjà les terres azuréennes. Sur l’ensemble de l’Hexagone, le thermomètre a affiché une anomalie de +2,3°C par rapport aux normales de la période 1991-2020.
Ce chiffre, calculé sur une base déjà impactée par le réchauffement, place avril 2026 au troisième rang des mois d’avril les plus chauds depuis 1900, ex aequo avec l’année 2020. Seuls les millésimes 2007 et 2011 conservent une avance sur cette surchauffe printanière.
Pourtant, à l’échelle locale, les records nationaux sont balayés. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur, aux côtés de la Nouvelle-Aquitaine, de l’Occitanie et de la Corse, a vécu son mois d’avril le plus chaud jamais enregistré depuis que les relevés existent.
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— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) April 24, 2026
Une chaleur record qui place la région au sommet des statistiques
Cette poussée de fièvre s’est accompagnée d’un ciel désespérément limpide. L’explication technique réside dans une configuration météo figée qui a bloqué toute intrusion perturbée sur une grande partie du territoire.
« En lien avec des conditions anticycloniques persistantes, il n’a quasiment pas plu sur le pays au cours du mois d’avril, excepté sur la Haute-Corse, le Massif central ou encore sous forme d’orages sur les Pyrénées »
Le déficit de pluie à l’échelle du pays frôle les 70% par rapport aux moyennes saisonnières. Ce manque d’eau propulse ce mois au 4e rang des mois d’avril les moins arrosés depuis le début des mesures en 1959. Mais pour certains départements, la situation bascule dans l’inédit historique.
Un déficit de pluie historique pour le département du Var
Le Var figure en tête de liste des territoires les plus durement touchés. Il fait partie de la courte liste des départements, avec l’Aisne, les Hauts-de-Seine, la Marne, la Seine-et-Marne, l’Yonne et la Nièvre, où cet avril a été le moins arrosé depuis que l’on comptabilise les gouttes de pluie.
Cette absence d’eau a des conséquences immédiates sur la nature. L’humidité des sols superficiels a « nettement diminué » au fil des semaines. Le contraste est d’autant plus saisissant que l’hiver s’était achevé sous des trombes d’eau, notamment dans l’ouest de la France où les crues avaient été exceptionnelles.
Le basculement a été radical :
« Après avoir atteint des records humides au mois de février, les sols sont en moyenne très secs sur la France et correspondent à ce qu’on devrait traditionnellement observer au cours du mois de juin »
Des sols aussi secs qu’au mois de juin sur l’ensemble du territoire
Le paysage azuréen semble avoir sauté une étape du calendrier pour se projeter directement en saison estivale. Seule une courte fenêtre de répit semble se dessiner en ce début de mois de mai.
En effet, « des précipitations ont lieu début mai et devraient permettre aux sols de se réhumidifier, au moins temporairement », précisent les prévisionnistes. Ce soulagement pourrait cependant n’être que de courte durée face aux projections à long terme.
La France, et plus largement l’Europe, s’apprêtent à vivre un réchauffement plus rapide que la moyenne mondiale. Pour anticiper ces bouleversements, le gouvernement a déjà validé une trajectoire de référence prévoyant un réchauffement de 4°C en France métropolitaine d’ici 2100 par rapport à l’ère préindustrielle.
Ce qui est important
- La région Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de battre son record historique de chaleur pour un mois d’avril.
- Le Var traverse une crise de sécheresse inédite, se classant comme le mois d’avril le moins arrosé de l’histoire du département.
- L’état des sols en ce début de printemps présente un niveau de sécheresse normalement atteint au mois de juin, malgré un mois de février record en précipitations.
Nice-Presse avec dépêche



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