L’enquête sur l’assassinat d’une jeune femme, abattue de dix coups de feu dans l’ouest de Nice, s’oriente désormais vers le cercle familial. Ce drame d’une violence extrême, perpétré sous les yeux d’un nourrisson de sept mois, a provoqué la sidération de la classe politique locale qui a décidé d’interrompre la campagne des municipales par décence.
Le sifflement des balles a déchiré le calme d’une fin de journée ordinaire près d’un établissement scolaire. Mercredi, peu après 18h00, une jeune mère de famille a succombé à une véritable exécution alors qu’elle se trouvait au volant de son véhicule.
Un tireur circulant à scooter a fait feu à une dizaine de reprises à bout portant à travers la vitre, ne laissant aucune chance à la victime. Dans l’habitacle, les pompiers ont découvert une scène d’une barbarie absolue, trouvant un bébé de sept mois miraculeusement épargné sur le siège passager.
Le spectre d’un drame familial derrière la fusillade
Si la méthode employée pouvait initialement laisser craindre un règlement de comptes lié au banditisme, le parquet de Nice privilégie désormais une autre thèse. Selon le procureur Damien Martinelli, les enquêteurs disposent d’éléments relatifs à une piste intrafamiliale. L’attention des policiers de la SIPJ 06 se porte particulièrement sur le beau-père du compagnon de la victime, un homme de 45 ans dont le profil inquiète. Ce dernier avait déjà été déféré dimanche dernier pour des violences aggravées sur la mère du petit ami de la défunte.
Malgré l’intervention spectaculaire du Raid mercredi soir, notamment au sein d’une école où le suspect travaillait et logeait, l’individu demeure introuvable. Cet homme, jusqu’alors connu uniquement pour des délits routiers, est désormais au cœur d’une traque intense.
Le propriétaire du deux-roues utilisé pour le crime s’est quant à lui rendu de lui-même aux autorités pour être placé en garde à vue, tandis que les investigations se poursuivent pour préciser le mobile de cet acte qualifié d’inacceptable par l’ensemble des observateurs.
Trêve politique face au choc de l’assassinat
L’onde de choc provoquée par ce crime a immédiatement figé la vie politique niçoise. Le maire sortant, Christian Estrosi, a dénoncé un « acte d’une barbarie inouïe », avant de proposer que l’enfant soit reconnu comme pupille de la ville. Ses militants feront aussi une pause jusqu’à dimanche. Dans un geste de solidarité rare, les principaux adversaires politiques, de Juliette Chesnel-Le Roux (PS-EELV-PCF) à Eric Ciotti (UDR-RN) en passant par Mireille Damiano (LFI-Viva), ont aussi décidé de suspendre leur campagne.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









Les candidats respectueux de ce drame de sont accordés pour suspendre leur campagne … Le maire de Nice qui n’a de cesse de vouloir se démarquer a déclaré ce bébé « PUPILLE DE LA VILLE » ? Je connais pupille de la Nation : l’État prend en charge un enfant qui n’a plus de famille et c’est normal, mais pupille de la ville : qu’est-ce que cela signifie ??? 🇨🇵