La restriction de la vente d’alcool s’étend dans la capitale maralpine. La municipalité a confirmé qu’elle toucherait désormais aussi les secteurs de Lépante, Raimbaldi et Notre-Dame.
Le périmètre s’étend petit à petit, au fur et à mesure des mois. En fin d’année 2024, la vis était serrée dans le quartier de La Madeleine et la Place Garibaldi. Puis ces dernières semaines, le dispositif s’est élargi, notamment fin janvier, aux secteurs de Saint-Roch et à celui, excentré, comprenant les sites de Cassin, Pégurier et Vigo.
De quoi est-il question ? De la vente d’alcool, qui est aussi prohibée entre 20 heures et 8 heures à Jean Médecin, Thiers et Victor Hugo. En raison des nuisances nocturnes recensées dans ces lieux, dénoncées par de nombreux riverains et restaurateurs, les commerçants n’ont à présent plus la possibilité de vendre des boissons alcoolisées à emporter sur cette amplitude horaire.
Sont visés les axes Lépante, Raimbaldi et Notre-Dame
Et ce n’est pas terminé, puisque le maire, Christian Estrosi, a confirmé mercredi 19 mars, au cours d’une réunion publique, qu’il agrandissait cette zone. L’arrêté anti-alcool touche maintenant les quartiers Lépante, Raimbaldi et Notre-Dame, à l’Est de la commune.
J’ai également annoncé que l’arrêté anti-vente d’alcool à emporter après 20 h dans les commerces sera étendu prochainement aux quartiers Lépante, Raimbaldi et Notre-Dame. pic.twitter.com/T2Ja8LrnGR
— Christian Estrosi (@cestrosi) March 19, 2025
À quoi s’exposent les contrevenants ? Déjà à l’amende pénale, qui est de 35 euros. Mais la note pourrait être bien plus salée, car la municipalité utilise une disposition de la loi de 2019 faisant référence à l’engagement dans la vie locale. De fait, elle aurait l’opportunité de faire grimper le montant de l’addition jusqu’à 500 euros.
Cela se déroulera en plusieurs phases. Les marchands doivent installer un système concret, occultant, dans les rayons concernés. Si, lors des contrôles des forces de l’ordre, cela n’est pas fait, le gérant est averti. En cas de récidive, il écope d’un PV et doit fournir des explications. Et si, malgré ces mises en demeure, il ne répond pas aux exigences, alors il peut s’attendre à devoir passer lourdement à la caisse.
La majeure partie des secteurs touristiques sous le coup de l’arrêté
Désormais, une très grande part des secteurs commerçants et touristiques sont englobés dans ce dispositif. Mais encore faut-il qu’il soit appliqué et respecté à la lettre. Il faut dire que les épiceries ne s’y conforment pas toujours, notamment celles qui font leur business sur l’alcoolisme de personnes en difficulté. La surveillance nécessitera en outre énormément de contrôles de la part des agents municipaux, et sur un territoire de plus en plus vaste, donc.






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