Non seulement les épiciers ne pourront plus vendre d’alcool après le début de soirée dans ces coins de Nice, mais ils devront aussi justifier de « dispositifs concrets » pour interdire l’accès aux bouteilles. La police municipale doit y effectuer des contrôles réguliers…
Un serrage de vis pour limiter les nuisances. Vendredi 19 janvier, la mairie de Nice annonçait aux riverains l’entrée en vigueur d’un nouvel arrêté - signé dès le 10 - restreignant la vente d’alcool dans leur secteur.
Pour une part du quartier Saint-Roch, « de nouvelles mesures dissuasives » sont prises.
La vente à emporter proscrite dès 20h, au lieu de 22h

Ainsi, est prononcée « l’interdiction de la vente d’alcool à emporter dès vingt heures et jusqu’à huit heures ». « Sur cette amplitude horaire, (les commerçants auront l’) obligation de mettre en place un dispositif interdisant l’accès aux boissons alcoolisées ».
La mairie précise que cela vient « renforcer le dispositif déjà en place, qui imposait la fermeture des épiceries de nuit entre 23 et 6 heures, et interdisait la vente d’alcool après 22 heures ».
Ces restrictions s’appliquent, au Nord, de la rue Louis Genari jusqu’au Sud, avenue Giacobi.
D’autres quartiers concernés

Christian Estrosi ne l’a pas évoqué vendredi puisqu’il était présent à Saint-Roch, mais Nice-Presse a appris qu’un arrêté similaire a été signé le 10 janvier pour le secteur Cassin, Pégurier, Vigo (boulevard René Cassin, av. Roux, rue Auguste Pégurier, et Dunoyer de Segonzac, à l’Ouest de la ville). Là aussi, des violences et de l’ivresse publique sont évoquées.
Le 9 décembre, le premier adjoint chargé de la sécurité, Anthony Borré, annonçait prendre la même décision pour ce qui est de la Place Garibaldi, après de nombreuses plaintes de restaurateurs dénonçant des incivilités.
« Je ne critique rien concernant les mesures prises. (La commune) essaie, avec ses moyens. La méthode d’un ‘petit peu leur pourrir la vie’ (des personnes ivres sur la voie publique, ndlr), façon de parler, ça a toujours marché. Mais ça déplacera juste le problème » jugeait dans nos colonnes l’un des commerçants.
Rejoint par un autre : « La mesure est limitée géographiquement. Il suffit de se déplacer un tout petit peu. Ça ne change pas le souci. La personne qui s’alcoolise dans la rue et crée du trouble, elle va aller chercher son alcool dix mètres plus loin ». Ce qui sera peut-être moins le cas du côté de Saint-Roch, qui est plus résidentiel et pas inclus dans le centre-ville.
Fin novembre, la collectivité tapait aussi du point sur la table dans le quartier de la Madeleine. Désormais, les commerçants ne peuvent plus vendre de bouteilles entre le début de soirée et le lendemain matin. Un périmètre qui s’étend du carrefour Jean-Sassone jusqu’au numéro 296 du boulevard.



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