Alors que la Justice vient de casser l’une de ses décisions, le représentant de l’Etat dans les Alpes-Maritimes promet que sa ligne restera ferme contre le séparatisme.
Pour la tribunal administratif de Nice, il était abusif de prononcer la fermeture provisoire de la librairie musulmane IQRA. Le préfet justifiait la mesure par la présence d’un système de vidéoprotection non-autorisé, mais surtout d’ouvrages appelant à la violence, « contre les femmes et les homosexuels ».
Au titre des frais d’avocat, les magistrats ont même condamné l’État à verser 1.500 euros à l’enseigne en question, qui se défend de tout fondamentalisme.
« Appels à la haine »
Le préfet Hugues Moutouh n’a pas tardé à réagir, mardi 5 mars :«Je fais appel de cette décision en raison de la présence dans cette librairie d’un dispositif de vidéoprotection illégal depuis 2015, d’absence de régularisation de ce dispositif malgré un délai exceptionnel de 4 mois accordé au gérant, de ses déclarations contradictoires sur sa volonté de régulariser puis de renoncer puis de retirer ce dispositif pour finalement juste occulter les caméras avec du scotch ».
Mais aussi à cause « des livres d’appel à la haine ciblant les homosexuels et les femmes dans leur existence même, des livres qui endoctrinent les mineurs dans un quartier très fréquenté ».
Tout en concluant : « Je suis plus déterminé que jamais à défendre les valeurs de la République contre le fondamentalisme islamiste ».
Le député Masson veut ficher les clients
Le Maire de Nice Christian Estrosi (Horizons) a pris position dans un communiqué : “Après la suspension par le tribunal administratif de cet arrêté, je veux redire tout mon soutien à la décision du Préfet Hugues Moutouh de prononcer la fermeture administrative de cette librairie islamique IQRA que nous avions signalée à ses services ».
« Face au séparatisme qui menace tous les pans de notre société, nous ne pouvons que soutenir toutes les initiatives qui limitent le communautarisme et le non-respect des principes de notre démocratie”.
Même chose du côté du député maralpin Bryan Masson (Rassemblement national): « En matière de lutte contre l’islamisme, je serai toujours du côté d’un État intransigeant plutôt que d’une justice complaisante. Une librairie qui prône la lapidation des homosexuels et des femmes (ce que font éventuellement certains textes mais pas le commerce lui-même, ndlr), a vocation à être fermée. Quant à ceux qui la fréquentent : ils doivent faire l’objet d’un fichage et d’une surveillance ».



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