Ce mardi, le tribunal administratif de Nice a décidé de suspendre la fermeture administrative de la librairie musulmane IQRA, une mesure qui avait été prise par la préfecture le 28 février.
Le représentant de l’Etat dans les Alpes-Maritimes avait justifié cette décision par la présence et la vente d’ouvrages religieux fondamentalistes relayant des thèses susceptibles de constituer des délits de provocation à la haine ou à la violence. L’autre motif invoqué était l’installation illégale d’un système de vidéoprotection dans les locaux.
Pour sa part, la justice a noté que la librairie avait retiré deux des ouvrages incriminés, tout en démontant ses caméras. Quant aux deux autres livres considérés comme problématiques, la perturbation probable de l’ordre public n’était pas démontrée, d’après le tribunal.
Lequel estime ainsi que la mesure prise par la préfecture n’était pas proportionnée, et ordonne la suspension de l’arrêté, ainsi que le versement de 1.500 euros pour couvrir les frais de justice. Le préfet Hugues Moutouh a fait part de son intention de faire appel.
Le Maire de Nice Christian Estrosi a pris position dans un communiqué : « Après la suspension par le tribunal administratif de cet arrêté, je veux redire tout mon soutien à la décision du Préfet Hugues Moutouh de prononcer la fermeture administrative de cette librairie islamique IQRA que nous avions signalée à ses services. Face au séparatisme qui menace tous les pans de notre société, nous ne pouvons que soutenir toutes les initiatives qui limitent le communautarisme et le non-respect des principes de notre démocratie ».
Les propriétaires de l’enseigne se disent, eux, injustement accusés de fondamentalisme.





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