En cette fin d’année, Nice-Presse reçoit Pierre-Paul Léonelli, parmi les principaux adjoints de Christian Estrosi, patron de la majorité à Nice et à la Région Sud. Dans cette première partie, on évoque sa délégation à la propreté, à la collecte et aux espaces verts.
Au 1er janvier 2024, les ménages devront trier leurs déchets biodégradables et les séparer du verre et des emballages. Qu’est-il prévu à Nice pour accompagner ce changement ?
On parle ici des biodéchets, c’est-à-dire ceux de la cuisine (restes alimentaires, épluchures de légumes et des fruits, coquilles d’oeufs…) et ceux du jardin.
D’abord, nous allons favoriser le compost : il y a des composteurs dans les parcs municipaux, et on en distribue aux particuliers, moyennant 17,5 euros. Il y en 14.000 sur le territoire de la Métropole niçoise. On échange avec les syndics des copropriétés pour qu’ils en aient aussi. Des dispositifs sont déployés dans les marchés, et dans les restaurants, avec le doggy bag.
Les Niçois sont-ils, ou pas, de bons élèves au niveau du tri ?
Plutôt, oui, même si on peut toujours faire mieux. Entre 2010 et 2022, la quantité de déchets ménagers a reculé d’environ 20%. On progresse nettement.
La « taxe poubelles » est en hausse de deux points dans le pays niçois. Les ménages sont déjà en difficulté avec l’inflation, aurait-on pu éviter cette augmentation ?
Relire > Ordures ménagères : à Nice, payons-nous trop cher la « taxe poubelles » ?
À prestation équivalente, personne ne fait mieux que nous. J’entends Eric Ciotti batailler contre la hausse de la TEOM chez nous. Lui qui est un élu départemental, on ne le voit pas souligner que cette taxe est bien plus haute ailleurs dans les Alpes-Maritimes ! 10,46% pour Nice-Côte d’Azur, 13% pour le pays mentonnais, 18,7% autour de Grasse !
Je rappelle que l’on collecte presque tous les jours, que l’on a du porte-à-porte pour les encombrants et que nos déchetteries sont gratuites. Dans le même temps, le coût de l’essence et des matières premières a grimpé. Nous devions augmenter cette TEOM.
Nous avons mis en place la redevance spéciale, pour les professionnels : plus ils produisent de déchets, plus ils paient.
On voit que parmi les problèmes majeurs soulevés dans les différents quartiers, il y a presque toujours la propreté. Comment l’explique-t-on ?
Relire > Nice : quels sont les problèmes soulevés par les habitants dans les différents quartiers ?
Il y a surtout des problèmes de comportement ! Je ne connais pas de chiens sales, moi, mais des maîtres qui ne ramassent pas les excréments. Certains habitants urinent contre les murs. Il y a aussi des dépôts sauvages, parfois des tags. Paris, Bordeaux ou Marseille, on ne peut pas dire que ce sont des villes propres. Nice, si.
Christian Estrosi s’est engagé à planter 280 000 arbres d’ici à 2026. Nous en sommes actuellement à un tiers de l’objectif, avez-vous bon espoir de tenir les délais ?
Bien sûr ! L’extension de la coulée verte sera une véritable forêt urbaine. Nous aménageons aussi un grand parc paysager dans la Plaine du Var, sans compter le plan de végétalisation des cours d’écoles.
Notons que nous obtenons le « Prix national de l’Arbre » : on ne plante pas n’importe comment. Les espèces sont soigneusement sélectionnées, pour qu’elles évoluent bien, et puissent représenter de véritables « climatiseurs urbains ».






