Cela fait plusieurs mois déjà que la métropole de Nice a saisi la justice autour de malversations ayant été commises pendant la reconstruction des vallées sinistrées par la Tempête Alex, en 2020. Chefs d’entreprises et cadres de la collectivité ont été entendus cette semaine par les enquêteurs.
Que s’est-il passé autour des étranges « chantiers fantômes » dans les vallées maralpines ? Des travaux ont-ils été facturés des centaines de milliers d’euros - voire plusieurs millions - sans même avoir été menés, et au profit de qui ?
C’est ce que les policiers, désormais sous l’autorité d’une juridiction spécialisée de Marseille, tentent de tirer au clair.
Dans le cadre de cette enquête préliminaire, Nice-Matin nous apprend ce mardi 12 mars que de nouvelles auditions viennent d’être menées. Elles comprennent à la fois des patrons d’entreprises concernées par les contrats litigieux, mais aussi des cadres de la Métropole Nice-Côte d’Azur.
L’avocat de la collectivité indique que celle-ci « se félicite que les actes d’investigation se poursuivent. Les directeurs généraux des services de la Ville de Nice et de NCA, actuels et au moment des faits, pourront répondre à toutes les interrogations, comme le fait, en toute transparence, la Métropole ».
« Si des entreprises ont failli ou ont enfreint la loi ou la morale, il est normal qu’elles aient à en rendre compte à la justice et à la Métropole (désormais partie civile, NDLR), qui ne manquera pas de leur réclamer des dommages et intérêts ».
C’est en effet Nice-Côte d’Azur qui avait transmis un signalement au Parquet sur la base d’un « article 40 », c’est-à-dire l’obligation de dénoncer un éventuel crime ou délit dont elle aurait connaissance.
L’ancien directeur général des services avait repéré dans les factures des « anomalies comptables », transmises à Christian Estrosi, lequel avait averti la justice. L’Hôtel de Métropole a déjà été perquisitionné deux fois dans ce contexte, mais ce ne fut pas le cas cette semaine.





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