Bonne nouvelle sur la Côte d’Azur, les faillites d’entreprises reculent dans les Alpes-Maritimes, alors qu’elles explosent ailleurs en France. Une éclaircie fragile, mais bien réelle, dans un contexte économique toujours tendu.
Baisse inattendue sur la Riviera
Qui aurait parié sur un tel rebond ? Les Alpes-Maritimes affichent un recul de 3 % des défaillances d’entreprises au troisième trimestre 2025, selon le dernier baromètre d’Allianz Trade. Dans un pays où les faillites progressent, le département fait figure d’exception. Et ce n’est pas un simple effet de calendrier : sur les neuf premiers mois de l’année, la baisse atteint même 16 %. À Nice, Antibes ou Grasse, certains entrepreneurs respirent enfin un peu.
Le contraste est saisissant. Alors que la France enregistre plus de 14 000 défaillances entre juillet et septembre (+5 % sur un an), la région Provence-Alpes-Côte d’Azur parvient à inverser la tendance, avec un recul global de 8 %. Elle est d’ailleurs la seule région française à faire mieux qu’en 2024. Les Bouches-du-Rhône suivent le mouvement (-12 %), quand le Vaucluse, lui, voit ses faillites bondir de 20 %.
Secteurs sous tension malgré l’accalmie
Derrière cette embellie, la prudence reste de mise. Les secteurs les plus fragiles n’ont pas encore retrouvé l’équilibre. Les services concentrent 35 % des faillites régionales, devant la construction (22 %) et le commerce (21 %). L’hébergement-restauration, très exposé aux variations saisonnières et à la consommation des touristes, représente 14 % des cas.
Autrement dit, si les chiffres reculent, les vulnérabilités demeurent. De nombreuses petites structures, souvent familiales, continuent de lutter contre des coûts d’exploitation élevés et un accès limité au crédit. Allianz Trade souligne que les fondamentaux restent fragiles, avec des risques de défaillances en chaîne si la conjoncture mondiale se dégrade.
Les Alpes-Maritimes, un territoire résilient
Le tissu économique local, porté par le tourisme, les services numériques et les PME innovantes, a fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation. L’effet combiné d’une saison estivale dynamique et d’un regain d’activité dans la construction a contribué à stabiliser les comptes. À l’inverse, le ralentissement des grands chantiers et la hausse des coûts de l’énergie continuent de peser sur les marges.
Si la prudence reste le mot d’ordre, le signal est encourageant. Pour beaucoup de dirigeants, cette accalmie représente une bouffée d’air après deux années éprouvantes. Les prochains mois diront si cette tendance locale peut tenir face à la montée des faillites en France et aux incertitudes économiques mondiales.






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