Ouverte récemment rue Arson, cette nouvelle adresse mise sur un format de pizza géante et une ambiance de village pour séduire les habitants du quartier. Son gérant, issu d’une lignée de restaurateurs italiens bien implantée à Riquier, s’est inspiré de ses souvenirs d’enfance pour lancer ce projet très personnel… Rencontre.
Tout rappelle notre région. Les riverains se réunissent pour suivre les matchs de foot. Les drapeaux nissarts sont accrochés aux murs, aux côtés de torchons à la provençale et d’anciennes poêles en cuivre. Cette ambiance « à la bonne franquette » a été pensée par Giuseppe Gasparro, le gérant de Chez Peppe. Son surnom en Italie…


La spécialité du chef, « des pizzas XXL. Les clients en choisissent trois que nous assemblons sur un mètre de longueur. Il y a tellement de concurrence par ici, il fallait se démarquer ». Une formule au prix des trois saveurs additionnées. Quant aux basiques à la carte, comptez entre onze et dix-neuf euros.
Quand le travail devient un hommage
Cette inspiration, Giuseppe la puise dans son village d’enfance, Senerchia, dans la région de Naples. « Avec mes parents, on allait toujours à cette petite enseigne qui faisait déjà ces pizzas au mètre. C’est très fréquent dans le pays. Elles étaient énormes pour moi ! J’avais envie de ramener cette tradition ».
Une terre qu’il n’a jamais oubliée : « on essaie d’y revenir chaque année avec ma femme et mes enfants », confie-t-il.

La restauration, c’est aussi une affaire de famille. « On a toujours géré des bars et des brasseries. Petit, ma mère me posait sur les sacs de farine. Elle a même perdu ses eaux derrière un comptoir !»
Désormais, chacun se retrouve dans le quartier, avec Grazie Mille, gérée par ses parents. « Pour nous, les liens du sang sont sacrés. Le dimanche, on déjeune encore tous ensemble, avec mes frères et sœurs ».
Leur emplacement à Riquier n’est pas un hasard. « C’est le lieu de rendez-vous des gens de Senerchia. Les premiers arrivés tenaient la table des Allées, rue Auguste Gal. C’était notre point de chute, on voulait connaître Nice, mais on ne parlait pas français ».

Giuseppe finit par maîtriser parfaitement la langue et en apprend davantage sur son nouveau pied-à-terre. « Beaucoup de clients soutiennent que c’est l’un des derniers coins où vivent majoritairement des locaux ».
Au fil des années, le patron voit aussi son quartier se transformer.« Les artisans disparaissent un à un. Les nouvelles générations n’ont pas le courage de reprendre les affaires, et des promoteurs en font de gros immeubles ».

« Les hôtels se sont également multipliés. Pour moi, c’est plutôt avantageux, ça attire des familles et des touristes. Et d’une manière générale, ça fait vivre Riquier, en remplissant les écoles, les supermarchés, les cafés. »
« J’ai moi-même vécu ici, rue Ribotti, Scaliero puis Smolett. J’y retrouve un peu cette ambiance de village. Certains des clients sont devenus des copains…»





Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.