Entre les palmiers et les parasols se joue une partition immobilière bien particulière. Ici, sur les 7 kilomètres que dessine la célèbre Promenade des Anglais, les règles du marché s’écrivent sur mesure. « La Prom’, c’est comme la Bourse : ça monte, ça descend, ça dépend de l’offre » résume Kirkor Ajderhanyan, fondateur de l’Agence 107 Promenade, qui y exerce avec son épouse depuis 1999.
- Lire notre dossier spécial : La Prom’, le coeur des Niçois
Le décor est le même pour tous : la Méditerranée en toile de fond. Mais les écarts de prix y sont parfois vertigineux. « On a vendu un studio à 500.000 euros au 7 Promenade des Anglais, et un autre, identique, vers l’aéroport, à 150.000 euros » souligne le professionnel.
Autrement dit : pas de prix au mètre carré. « Ça n’existe pas sur le front de mer. Tout dépend de l’étage, de la vue, de la largeur du balcon, et même… des palmiers. »
Car un palmier trop proche peut transformer une « vue mer » en « vue feuillage », et faire fondre la valeur d’un bien !
Diversité rare de profils et de budgets
« Un deux pièces au premier étage, avec un balcon étroit et une vue obstruée, ne vaut pas le même prix qu’un dernier étage avec terrasse plein ciel dans le même immeuble. »
L’autre spécificité de la Prom’ ? Sa capacité à séduire toutes les bourses. « Vous pouvez trouver un deux pièces de 60 m² à 800.000 euros côté Méridien, 500.000 vers Magnan, et 350.000 autour du Radisson » enumère Kirkor Ajderhanyan.

« Le tramway a tout changé. Avant, seul le Carré d’Or faisait rêver. Aujourd’hui, chaque quartier a son mini Carré d’Or. Gambetta, Magnan, Carras, Fabron… tous ont profité de cette revalorisation. »
Avec un taux d’occupation en résidence principale estimé entre 60 et 70%, la Promenade reste un secteur vivant, pas seulement une vitrine pour résidences secondaires ou locations touristiques. « Airbnb n’est pas majoritaire ici, contrairement à d’autres quartiers. »
La Prom’, toujours aussi désirable et désirée !
Sur le front de mer, les acheteurs se bousculent encore. Beaucoup de Parisiens, de Lyonnais, et même des Marseillais.
« Ils aiment Nice pour sa qualité de vie. Et quand leur pouvoir d’achat le permet, ils veulent la vue mer. C’est un critère absolu. »

Les Suisses, nombreux, restent fidèles à la Prom’. Les Américains prennent la relève des Russes, tandis que les Turcs, eux, montent en puissance.
Un marché de passionnés, de rêveurs et de chasseurs d’exception… « Ce qui fait la Promenade des Anglais, c’est qu’elle est unique au monde. Elle ne se compare pas !»



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