Le tribunal administratif de Nice a prononcé jeudi la suspension de six arrêtés prolongeant pour 2025 une autorisation accordée l’an dernier à des éleveurs des Alpes-Maritimes pour effectuer des « tirs de défense renforcée » contre les loups.
Un arrêté ministériel de février 2024 permet aux préfets d’accorder ces tirs dérogatoires si un élevage a subi au moins trois attaques au cours des douze mois précédents, malgré l’application effective de mesures de protection des troupeaux.
En 2024, le préfet des Alpes-Maritimes, Hugues Moutouh, a délivré six autorisations de tirs dérogatoires. Début janvier, il a décidé de reconduire ces autorisations jusqu’à la fin de l’année.
Saisi en référé par l’association de défense animale One Voice, le tribunal administratif de Nice a suspendu ces six arrêtés, dans l’attente d’un jugement sur le fond.
Dans sa décision, le tribunal a considéré qu’un doute sérieux pesait sur leur légalité, cinq des élevages concernés ayant subi moins de trois attaques de loups au cours des douze derniers mois. Pour le sixième, qui en a enregistré six, il n’était pas établi que l’ensemble des conditions requises avait été respecté.
One Voice avait notamment souligné que les éleveurs ne fournissaient pas la preuve de l’application des mesures de protection mentionnées dans l’arrêté, telles que les clôtures électriques, la présence de chiens de troupeau ou un gardiennage renforcé.
D’après l’Office français de la biodiversité (OFB), la population de loups en France s’élève en moyenne à 1 013 individus, selon un chiffrage présenté mi-décembre lors de la dernière réunion du Groupe National Loup (GNL) en préfecture de région à Lyon. Le quota de loups pouvant être abattus pour 2025 a été fixé à 192.
(Avec AFP)





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