La Ville réclame à l'Etat la fin de cette instal­lation gérée par Escota, pointant notamment des dangers pour la santé publique.

Un péage qui concen­trerait bien des défauts. Un bus trans­portant une quaran­taine de passagers a été percuté par une voiture hier, lundi 2 janvier, au niveau de celui de Saint-Isidore.

Deux personnes ont été blessées, dont l'une grièvement. Il n'en fallait pas plus, du côté de la mairie de Nice, pour rappeler que la dange­rosité de cette instal­lation est dénoncée depuis des années.

"Source d'accidents et de drames", elle repré­sen­terait même "un non-​sens en termes de mobilité et d'aménagement" pointe Gaël Nofri, l'adjoint chargé de la circulation.

"Avec Christian Estrosi, nous réclamons au gouver­nement sa suppression". 

80.000 Niçois pourraient bénéficier d'un air meilleur

Tout en rappelant qu'elle "est une erreur écolo­gique, environ­ne­mentale et sanitaire". En novembre dernier, une étude menée par l'organisme indépendant Atmosud révélait que cette décision s'imposerait pour des raisons de santé publique.

Si le péage était démoli, un quart des Niçois bénéfi­cierait d'un air meilleur. Une urgence, quand on sait que 500 d'entre eux meurent chaque année à cause de la pollution atmosphérique.

Atmosud explique que la dispa­rition de cet arrêt obliga­toire à Saint-​Isidore encou­ra­gerait les automo­bi­listes à prendre l'autoroute, et donc à éviter l'hyper-centre où se concentre la pollution, retenue par la densité urbaine.

Ainsi, 80.000 habitants en verraient des effets positifs, quand 16.000 vivraient avec un air dégradé par cette solution.

Mais seul l'État peut prendre cette décision. Le maire a expliqué avoir saisi la première ministre Elisabeth Borne du dossier, une nouvelle fois, par courrier. Sans évoquer de feu vert à ce jour.

Pour l'heure, le gouver­nement vante plutôt les bénéfices engendrés, dans le futur, par ses ZFE. Ces zones à faibles émissions visent à bannir de la ville les voitures les plus anciennes.

Mais la mairie de Nice n'y met pas une franche volonté. Si ces véhicules sont bien interdits, aucun contrôle ne sera effectué par la police municipale pour faire respecter la mesure.

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.