Reconnu coupable, en première instance, de violences psychologiques à l’encontre d’une femme qu’il avait fréquentée, un élu valléen est toujours présenté comme vice-président de la métropole niçoise. L’entourage d’Éric Ciotti et la gauche locale réclament sa mise à l’écart. Le président Christian Estrosi ne répond pas.
Un clic suffit à le vérifier. En ce 18 février, l’élu Paul Burro est vice-président de la métropole niçoise délégué à l’agriculture. Et ces fonctions choquent dans les rangs de la collectivité. Il y a quelques mois, celui qui est aussi le maire de Belvédère était condamné par la justice à un an de prison avec sursis.
Les faits, qu’il reconnaît, ne sont pas anodins. L’édile était poursuivi pour « harcèlement, menaces, intimidations et fixation de traceur, enregistrement et transmission d’images à caractère sexuel ». La victime ? Une femme, qui s’est dite très atteinte par la situation, relatait Nice-Matin.
Après la sanction du tribunal correctionnel, les réactions politiques se sont faites mezza voce. L’homme étant malade, certains n’ont pas souhaité en rajouter. Ça, c’était avant d’apprendre, dimanche, que Paul Burro (pas joignable ce jour) s’est déclaré « candidat aux municipales » du mois prochain dans la vallée.
« En tant que femme, cette situation m’apparaît profondément choquante »

La conseillère métropolitaine Gaëlle Frontoni (UDR) ne décolère pas. Dans nos colonnes, cette proche d’Éric Ciotti évoque « une condamnation d’une extrême gravité. Compte tenu de la nature des faits, son maintien à la vice-présidence est totalement incompréhensible. »
« En tant qu’élue, et surtout en tant que femme, cette situation m’apparaît profondément choquante. L’exigence d’exemplarité doit s’imposer à tous, y compris aux soutiens de Christian Estrosi. » Questionné à plusieurs reprises depuis dimanche, le président de la Métropole n’a pas répondu à Nice-Presse.
Ce qui fait aussi grincer des dents, c’est que Paul Burro avait accédé à cette vice-présidence communautaire pour remplacer une personnalité prestement mise à l’écart pour avoir simplement assisté à une cérémonie de voeux donnée par Éric Ciotti.
Julien Picot, colistier de l’union de la gauche niçoise (PS-EELV-PCF), a aussi pris position : « de tels agissements sont incompatibles avec les responsabilités confiées à un élu de la République. L’exercice d’un mandat exige un comportement exemplaire, fondé sur le respect des personnes, la probité et l’éthique publique. »
« Nous estimons que M. Burro ne peut plus exercer sereinement ses fonctions de maire. Il lui appartient désormais de tirer les conséquences politiques de cette décision de justice et de se retirer afin de préserver la dignité de la commune et la confiance de ses administrés. Nous exprimons également notre soutien à la victime et rappelons l’importance de la lutte contre toutes les formes de violences…»










Fais ce que je dis , ne fais pas ce que je fais… Ils en deviennent pathétiques à force de déni des convictions qu’ils affichent tout au long des discours. Et aucune honte affichée, après on s’étonne de la désertion des urnes. Peu glorieux.