Imaginé par le Prince Albert Ier et inauguré en 1910, le musée océanographique de Monaco participe au rayonnement de la Principauté. L’établissement recèle de plusieurs secrets, dont vous ignoriez peut-être l’existence.
En voyage sur la Côte d’Azur, cet arrêt fait partie des incontournables pour une expérience éducative inédite. Situé sur l’avenue Saint-Martin, le Musée Océanographique de Monaco constitue une belle idée d’étape grâce à la richesse de sa proposition.

Avant de vous aventurer dans les profondeurs marines, prenez un moment pour admirer la Méditerranée depuis le sommet de la falaise. Perché à 85 mètres de haut, l’établissement offre une vue imprenable et vous permet de contempler plus de 110 ans d’histoire.
Un chantier aux multiples péripéties
Sachez tout d’abord que sa construction ne fut pas un long fleuve tranquille. Marin et précurseur de l’océanographie, attiré par les voyages et les sciences, le Prince Albert 1er a très vite eu l’idée de bâtir un espace dédié à la mer.
En 1899 est posée la première pierre de ce projet, mais l’édifice sera un temps compromis à cause de sa localisation sur un terrain escarpé en flanc de rocher, et la volonté de préserver les jardins Saint-Martin.

Les travaux ont donc duré au total plus de 10 ans, avant une inauguration en grande pompe le 29 mars 1910. Il faut d’ailleurs préciser que le chantier utilisa comme matériaux des pierres blanches de la Turbie et du calcaire italien.
En 1905, le Musée Océanographique de Monaco a été le théâtre du premier vol en hélicoptère de l’histoire, initié par le prince et l’ingénieur français Maurice Léger, inventeur « d’alouettes ». L’appareil, doté de deux hélices coaxiales superposées mesurant 6,25 mètres de diamètre et 1,75 mètre de large, a réussi à maintenir un homme de 74 kilos en l’air pendant environ quinze secondes.

Une tentative n’a pourtant pas été reconnue dans l’histoire de l’aviation. En effet, l’appareil était relié au sol et ne possédait pas son propre moteur. L’expérience a été répétée à plusieurs reprises à partir du 28 avril 1905, dans l’une des grandes salles en cours de construction de l’édifice monégasque.
Autre subtilité, ce musée est intégré à une fondation, l’Institution océanographique, créée en 1906, qui comprend également la Maison des Océans à Paris. Son objectif au quotidien est de faire mieux connaître, aimer et protéger les océans. Elle est reconnue d’utilité publique.
Plus de 6.000 espèces représentées

Véritable temple de la Mer où la foule peut admirer plus de 6.000 spécimens dans les bassins, le bâtiment mesure 100 mètres de long, dont 6.500 mètres carrés sont ouverts aux visiteurs.
Les touristes venus du monde entier seront captivés par le squelette de baleine de 2,8 tonnes suspendu au plafond, mais aussi par le grand bassin aux requins de 450.000 litres. Ici, vous avez la possibilité de toucher les étoiles de mer ou encore de nourrir les poissons.

Imaginé selon un style néo-baroque, il ne se contente pas uniquement de sensibiliser à la cause maritime.
En effet, comme le voulait son fondateur, l’aquarium public de Monaco est à la fois un site consacré à la recherche et à la formation pour les scientifiques du monde entier, mais aussi un endroit accueillant de l’art contemporain avec des expositions mondialement reconnues. On peut aussi y observer d’importantes collections d’objets historiques inestimables liées à la mer.
Site nécessaire à la préservation de certains spécimens

Enfin, au-delà d’organiser régulièrement des présentations culturelles, comme celle se tenant actuellement : « Mission Polaire », le musée est associé à un programme international visant préserver les espèces menacées.
Il joue ainsi un rôle important dans la conservation des coraux, dans la reproduction des poissons-clowns, des hippocampes, des seiches ou encore de l’apogon des îles Banggai.
On peut ajouter qu’avec ses 650.000 visiteurs annuels, il est l’une des principales attractions touristiques de la Principauté.
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