Municipales 2026 - La gauche radicale défend dans cette campagne un tourisme plus vert mais aussi bien davantage tourné vers les classes populaires. Côté régulation, les meublés saisonniers et les résidences secondaires sont dans le viseur. Voici le plan de bataille évoqué par LFI et ses alliés.
D’après le baromètre de la startup « Ville de Rêve », la situation est difficile. C’est un « E » qui a été attribué à Nice en matière de tension touristique vécue par les habitants, soit une forme de bonnet d’âne.
La liste composée de La France insoumise et du collectif citoyen Viva a livré ses promesses pour les municipales de 2026. Si elle remportait le scrutin en mars prochain, trois grands objectifs seraient poursuivis.
Limiter les jets, les yachts, les bateaux de croisière et les cars touristiques
Mireille Damiano et ses colistiers entendent s’attaquer aux activités les plus polluantes -jets privés, yachts de luxe, bateaux de croisière, autocars de touristes…-, développer un « tourisme écoresponsable » et diversifier l’économie (comme le disent tous les politiques depuis trente ans).
En premier lieu, il s’agirait de « limiter le flux » de plaisanciers. Si elle ne souhaite pas « rejeter le tourisme » et « s’en prendre aux vacanciers eux-mêmes », cette frange de la gauche (le PS, les Verts et les communistes ont leur liste distincte) entend imposer une large régulation. Par exemple en demandant au préfet une«restriction progressive et raisonnée » des avions privés, à compter que la loi le permette.
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L’idée est également de « limiter les activités polluantes des croisières » avec 80-90 escales par an, entre autres. Là aussi, une prérogative préfectorale, Christian Estrosi s’y est heurté. Il est par ailleurs question de diminuer les espaces alloués aux gros yachts pour les rendre aux voiliers. Une perte financière qui serait compensée par des évènements nautiques.
LFI mise sur un encadrement des autocars, surtout dans le centre-ville, et des visites guidées. On notera particulièrement la volonté d’instaurer « un droit d’accès ou une écocontribution » pour ces véhicules.
Que faire pour le logement ?
Le logement est l’autre thématique forte liée au surtourisme. Pour redonner de l’air, le Nice Front Populaire est favorable à une limitation plus lourde pour les locations saisonnières. Et le NiFP de carrément promettre l’interdiction de toute nouvelles constructions de résidences secondaires.
L’ambition serait de développer les auberges de jeunesse publiques et coopératives, les campings écolos et gîtes municipaux, « notamment dans le moyen et haut-pays » de la Métropole, ainsi qu’une route à vélo reliant mieux les voisines du littoral. Le jour et la nuit si l’on compare l’actuelle politique, axée sur la multiplication des hôtels 4 et 5 étoiles.









UNE FOIS N’EST PAS COUTUME … Je suis d’accord avec cet inventaire ! Il y a une évidence notre département a, en quelques années, fait supprimer la quasi totalité des campings. Les touristes campeurs ne trouvent plus de lieux de séjour. La Côte d’Azur est devenu un territoire principalement réservé aux « riches et migrants » (servis et servir ?) … A bas les français moyens, les sans dents, les gueux, les moins que rien ? Ces français vont montrer que eux aussi existent. 🇨🇵