La municipalité mobilise 12 millions d’euros pour faire accéder la bibliothèque la plus populaire de Nice « au XXIe siècle ». Entrée monumentale, dalles numériques, espaces repensés… Suivez le guide.
« Vous n’imaginez pas à quel point cet équipement est important dans la vie de bien des Niçois ». Au cours d’une conférence de presse réunie le 15 mai, la directrice de Louis-Nucéra a défendu « une mise à niveau bienvenue » de cette médiathèque vingtenaire, idéalement placée en coeur de ville.
Ces derniers jours, l’un des lieux culturels les plus visités de Nice est largement critiqué par la gauche locale et par certains journaux, à cause d’infiltrations d’eau qui dégraderaient les collections. « Vous imaginez bien que les livres qui doivent être protégés l’ont été depuis un moment déjà. Du reste, de petites bâches et des seaux d’eau, il y a en toujours eu : ceux qui s’y rendent réellement le savent » a posé Christian Estrosi, l’air agacé.

« Mon prédécesseur, Jacques Peyrat, et moi-même avions opté pour les rustines ces dernières années, pour une raison toute simple : l’ensemble a trente ans et il est criblé de malfaçons ». C’est l’extension vers le Nord de la Promenade du Paillon qui donne l’occasion d’ouvrir une réflexion sur son devenir. Le chantier est promis en 2020, les études et concours en 2021.
Concrètement, les premières opérations sont annoncées pour cette semaine, avec une fermeture ce mercredi. À partir du 21 mai, les usagers pourront réserver des ouvrages sur internet et venir les récupérer directement du côté du hall.
« Aucune place en moins dans la salle de lecture »
Le maire décrypte : « Le projet vise six objectifs : plus de lumière avec une nouvelle entrée (côté Barla, NDLR) ; plus de clarté grâce à une rénovation intégrale ; plus de convivialité avec des espaces diversifiés et modulaires ; plus d’accessibilité pour tous les publics ; plus de ressources imprimées et numériques ; plus de couleur pour un lieu vivant, accordant une place particulière aux enfants et aux jeunes ».
Les visuels présentés laissent entrevoir des dalles numériques pour les recherches documentaires, des bornes, un parc informatique renouvelé, mais aussi des fauteuils confortables et de vastes espaces pour les enfants.
Le patio un temps envisagé est, lui, abandonné. « Des lecteurs et certaines personnes à gauche, comme Mireille Damiano et Robert Injey, m’ont averti avec beaucoup de pertinence sur la nécessité de ne supprimer aucune place dans la salle de lecture. Nous avons ajusté nos plans avec un esprit de dialogue ».
Chaque année, 200.000 usagers fréquentent Louis-Nucéra. Un chiffre qui devrait donc faire un bond après la livraison de cette nouvelle version. Rendez-vous est pris « au premier semestre 2025 ».
« ON N’ATTAQUERA PAS CE GRAND PROJET«
C’est un Christian Estrosi remonté qui a entamé son discours, pas prévu au programme initialement. « J’ai avancé la présentation de ces éléments parce que ce grand chantier du mandat, l’un des plus importants en matière de culture, est attaqué par la presse et par certains opposants, avec de fausses informations ». C’est aussi pour cela que Louis-Nucéra est fermée avec un mois et demi d’avance : « pour vendre du papier, certains vont feuilletonner. Dès qu’il y aura un seau dans un coin d’une salle, on aura un article. Alors fin de l’histoire, on ferme. L’ensemble des services seront disponibles dans les autres bibliothèques, qui bénéficieront d’horaires étendus ». Et l’édile de rappeler que 23,5 millions d’euros ont été investis depuis 2008 dans la politique du Livre, notamment avec l’ouverture de Raoul-Mille dans la Gare du Sud ou encore la remise à niveau de Romain-Gary.



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