Municipales 2026 - Une étude montre que les Français regardent d’abord le maire et sa gestion plutôt que son étiquette politique. Honnêteté, promesses tenues et enjeux locaux pèsent largement plus dans la balance que l’appartenance partisane.
Dans l’isoloir des élections municipales, les électeurs semblent d’abord juger la personne avant le parti. Selon une étude Ipsos-BVA-Cesi pour le Cevipof, la fondation Jean-Jaurès et Le Monde publiée lundi, l’étiquette politique du maire arrive très loin derrière d’autres critères dans le choix des Français.
Seuls 8 % des Français considèrent comme important que le maire soit « de la même sensibilité politique » qu’eux. À l’inverse, les attentes portent d’abord sur des qualités personnelles et concrètes.
Les qualités personnelles largement en tête
L’honnêteté du maire est le critère cité en premier. Elle est jugée déterminante par 64 % des personnes interrogées.
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Vient ensuite la capacité à tenir ses promesses, mentionnée par 52 % des répondants. La maîtrise des dossiers arrive également parmi les éléments de confiance, citée par 32 % des Français.
Ces résultats montrent que les électeurs accordent d’abord leur attention à la gestion concrète et à la personnalité des candidats. Une tendance déjà observée lors d’enquêtes précédentes sur les élections locales.
Des électeurs d’abord tournés vers les enjeux locaux
Alors que certains partis, comme le RN ou LFI, tentent de nationaliser le débat pour installer le match de la présidentielle, les électeurs restent majoritairement concentrés sur leur commune.
Selon l’étude, 76 % des personnes interrogées disent se déterminer sur des enjeux locaux plutôt que nationaux.
Dans leurs attentes prioritaires figurent le maintien de services de proximité, cité par 45 % des Français, la sécurité pour 44 % d’entre eux et la préservation de l’environnement pour 37 %.
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Le programme présenté par les candidats reste également déterminant. 88 % des Français déclarent qu’ils en tiendront compte au moment de choisir leur maire.
Le même nombre affirme que la connaissance qu’ils ont de leur commune comptera dans leur vote. La personnalité du maire est aussi un élément important pour 79 % des électeurs, tandis que 72 % disent regarder la personnalité de l’équipe municipale.
Des perceptions contrastées selon les partis
L’étude s’intéresse aussi à l’image des différents partis en matière de gestion municipale pour les six prochaines années.
Au total, 61 % des Français souhaitent la reconduction du maire sortant dans leur commune.
Dans le détail, 45 % considèrent qu’une gestion par Les Républicains serait « une bonne chose ». Ils sont 42 % à le penser pour le Rassemblement national et 39 % pour le Parti socialiste.
Derrière, une gestion par les Écologistes ou par le bloc central recueille chacune 38 % d’opinions positives.
La France insoumise arrive en dernière position, avec 18 % des personnes interrogées qui jugent qu’une gestion municipale par ce parti serait « une bonne chose ».
L’enquête s’intéresse également aux stratégies de second tour. Parmi les sympathisants de gauche, 36 % se disent favorables à une fusion des listes de gauche quelle que soit la configuration. Ils sont 33 % supplémentaires à soutenir cette option uniquement pour éviter la victoire « d’une liste d’extrême droite ou de droite ».
Du côté des sympathisants de droite et d’extrême droite, 38 % se disent favorables à une fusion des listes quel que soit le résultat du premier tour. Ils sont 21 % supplémentaires à soutenir une fusion pour contrer une liste de gauche et 20 % pour empêcher une victoire d’une liste LFI.
- L’enquête a été réalisée en ligne du 27 février au 5 mars auprès d’un échantillon représentatif de 10.927 personnes inscrites sur les listes électorales. La marge d’erreur est comprise entre 0,3 et 0,9 point.
- Source : fiche du sondage
Ce qui est important
- Seuls 8 % des Français jugent important que le maire partage leur sensibilité politique.
- Les électeurs se déterminent majoritairement sur des enjeux locaux comme les services, la sécurité et l’environnement.
- L’honnêteté, les promesses tenues et la personnalité du maire restent les critères les plus déterminants.
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Cédric Vella (Reconquête)
- Estelle Jacquet (Lutte ouvrière)



Quand un maire est prétendument « bâtisseur », il faut aussi regarder ce qu’il a détruit, regarder aussi ce qu’il a fait pour la vie souhaitée par les habitants autochtones, apprécier à sa juste valeur l’implantation de nouveaux arrivants dans certains quartiers de la ville qui, de fait, leur a fait perdre tout contrôle de leur environnement, et aussi la perte de leurs commerçants naturels. Un maire digne de ce nom doit vivre dans « sa » ville à temps plein, assumer son mandat sans chercher l’étiquette du plus offrant. Un maire digne de ce nom n’est pas imbu de sa personne et peut donc demander leur avis aux… Lire la suite »