Trois jours après l’ouverture de son procès en appel à Paris, Marine Le Pen est attendue à Marseille le 16 janvier pour soutenir le candidat du Rassemblement national aux municipales, Franck Allisio. Un déplacement hautement politique, alors que la cheffe de file de l’extrême droite joue une part décisive de son avenir judiciaire et électoral.
Le calendrier n’a rien d’anodin. En pleine séquence judiciaire, la patronne du RN a choisi de s’afficher dans la deuxième ville de France, au cœur d’une campagne municipale particulièrement disputée. Une manière d’assumer son implication nationale, malgré la pression du procès qui s’ouvrira le 13 janvier devant la Cour d’appel de Paris.
Séquence judiciaire
Selon l’entourage du député des Bouches-du-Rhône, Marine Le Pen participera à une réunion publique en fin de journée au Parc Chanot. L’événement sera précédé d’une conférence de presse commune avec Franck Allisio, confirmant des informations de La Provence et du Figaro.
Pour la cheffe du parti à la flamme, ce déplacement traduit une volonté claire de rester pleinement engagée dans la bataille des municipales, en dépit d’un procès aux conséquences lourdes. Condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité immédiate dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, ancien nom du RN, elle a fait appel de cette décision.
Verdict décisif pour l’avenir politique de Marine Le Pen
L’enjeu dépasse largement le cadre marseillais. La triple candidate à l’élection présidentielle joue, devant la justice, rien moins que la suite de sa carrière. Le verdict attendu d’ici l’été dira si elle pourra ou non briguer une quatrième fois la présidence de la République.
Cette incertitude judiciaire n’empêche pas Marine Le Pen de se projeter sur le terrain politique. Sa présence à Marseille intervient à deux mois des scrutins municipaux des 15 et 22 mars, dans une ville où la compétition s’annonce particulièrement ouverte.
À Marseille, une municipale sous haute tension pour le RN ?
Dans la cité phocéenne, Franck Allisio fait quasiment jeu égal dans les sondages avec la présidente du département Martine Vassal, soutenue par la droite et le centre, et avec le maire sortant Benoît Payan, divers gauche, qui n’a pas encore officiellement déclaré sa candidature.
Le RN peut même espérer tirer son épingle du jeu en cas de second tour à quatre, avec notamment la présence de l’Insoumis Sébastien Delogu. Un scénario jugé plausible, qui éclaire la décision de Marine Le Pen de s’inviter personnellement dans la campagne marseillaise.
Preuve de l’importance stratégique de cette échéance municipale pour le parti, le président du RN, Jordan Bardella, devrait lui aussi venir soutenir Franck Allisio « dans un second temps », selon l’entourage du député.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP






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