À deux pas de la mer, cachées entre les immeubles récents et les ruelles du Cros-de-Cagnes, elles incarnent un art de vivre à part. Mitoyennes, modestes en surface mais riches de charme, les « maisons de pêcheurs » font figure de pépites rarissimes. Valérie Ximenes, directrice de l’agence Saint Pierre Immobilier, décrypte pour nous ce micro-secteur patrimonial, où les ventes se concluent en quelques jours !
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« Les vraies maisons de pêcheurs, elles se trouvent derrière la rue des Oliviers, dans les petites impasses, au niveau de l’allée des Villas Fleuries » précise Valérie Ximenes.
« Ce sont des biens anciens, mitoyens, souvent dotés d’un petit jardin ou d’un espace extérieur, dans lesquels on trouve encore des poutres, du carrelage d’époque, parfois des vues sur la Méditerranée. Ce sont surtout des maisons chargées d’histoire. »
Une qualité de vie précieuse, entre la pinède et la mer. « On vit à pied, on va faire ses courses au marché, on descend se baigner en quelques minutes. C’est une douceur de vivre très recherchée. » Mais si beaucoup en rêvent, l’offre reste extrêmement limitée.

« Il n’y en a plus beaucoup. La dernière que j’ai eue à la vente est partie en une semaine, sans négociation. Elle était au bon prix, autour de 745.000 euros pour 90 m², avec un petit jardin. Et l’acheteur n’a pas voulu perdre l’opportunité. »
Des maisons protégées… mais un projet de logements à proximité
Datant de 1926 et classées parmi les « éléments remarquables », ces maisons ne peuvent pas être rasées au profit d’immeubles. Depuis quelques années, les locaux s’intéressent de très près aux projets immobiliers évoqués dans les environs.
« Elles font partie de l’âme du Cros » souligne l’agente immobilière. « On en compte quelques dizaines, peut-être un peu plus, mais elles se vendent au compte-gouttes. Et quand elles sortent, elles trouvent preneur très rapidement. Le rêve est permis, mais à condition d’y mettre le prix. »

Ces biens séduisent autant les amateurs de cachet que les résidents en quête d’un pied-à-terre à l’année. « On y vient par amour des vieilles pierres, du calme, de l’ambiance village. Pas pour faire une bonne affaire financière. Ce sont des maisons qui ont une valeur affective, presque sentimentale. »
« Les prix ne sont évidemment plus les mêmes qu’il y a trente ans » tempère Valérie Ximenes. « Mais ce n’est pas non plus Saint-Paul-de-Vence. Le Cros reste plus accessible, à condition de ne pas rêver trop grand. Une maison à 500.000 euros, aujourd’hui, c’est quasiment introuvable, même à Cagnes-sur-Mer. Et pour une maison de pêcheur bien située, rénovée, on monte très vite à plus de 7.000 ou 8.000 euros du mètre carré. »











A quelques mètres du petit port de la Cagnes, s’adossant à des immeubles construits dans les années 70, deux maisons de pêcheurs ont été construites puis réaménagée , rue François Bailet pas très loin de la poste…
C’est d’ailleurs dans l’une d’entre elles que j’habite…juste pour votre information. …