Discrète mais très familière des habitants, la croix de la Madeleine fait partie des repères historiques du quartier. Actuellement en pleine restauration par les services municipaux, elle retrouvera prochainement son emplacement d’origine, au 166 du boulevard.
- Lisez notre dossier spécial, un mois entier à arpenter ce quartier : « La Madeleine, le bastion niçois »
La croix de la Madeleine n’est pas un simple ornement religieux. Depuis 1869, elle s’inscrit dans une tradition très répandue, celle des croix d’intersection, installées aux croisements de chemins et de routes.
« Au XIXᵉ siècle, il y avait des croix partout » rappelle l’abbé Hervé Asparre. Elles servaient à la fois de repères, de lieux de prière et de symboles protecteurs.
À la Madeleine, cette croix marquait la rencontre entre l’axe principal et une voie secondaire. « On les plaçait pour inciter à la prudence, pour protéger des accidents, mais aussi lutter contre l’esprit du mal ou les brigands » explique le prêtre.
Forgée, « d’une facture soignée », la croix a traversé près de deux siècles, survivant à l’urbanisation et aux transformations profondes du quartier. Et c’est presque miraculeux, tant la majorité de ces croix ont disparu, déplacées ou revendues au fil du temps…
Dégradée début octobre - une plainte a été déposée et une enquête de la police est ouverte - elle a été confiée aux services techniques, pour une première restauration.
« On a voulu agir vite » souligne l’élu de territoire, Gaël Nofri. Moins de quarante-huit heures après sa récupération, l’objet est remis en état et retrouve sa place initiale.
Au-delà de l’acte matériel, le message est clair pour Gaël Nofri. Il ne s’agit pas de laisser s’installer l’idée que certaines dégradations pourraient devenir banales. « C’est important de montrer que dans l’évolution de la ville, il y a des choses que l’on souhaite conserver. »
De nouveau absente de son emplacement depuis le 27 novembre pour une remise en état complète, la croix de la Madeleine devrait faire son grand retour avant la fin de l’année.







Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.