Radicalisés à Nice : déconvenue judiciaire pour Christian Estrosi face au journaliste David Thomson

Dans un livre-enquête, David Thomson reproduit le témoignage d’un ex-djihadiste qui accuse le maire de Nice de ne pas avoir agi contre un recruteur islamiste local. Christian Estrosi avait porté plainte pour diffamation.
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La longue procédure est définitivement terminée. Dans son livre «Les Revenants», publié en 2016, le journaliste David Thomson rappelle que notre ville a été un important vivier de djihadistes et donne la parole à un jeune Niçois rentré de Syrie. Il reproche notamment à son maire de ne pas avoir assez agi pour neutraliser la propagande d’un recruteur local.

On pouvait ainsi lire ce témoignage : “pourquoi avoir attendu notre départ, avoir attendu le départ de tous ces Niçois et de tous ces Français pour enquêter, alors que Omar Diaby était bien connu ? Quand je suis parti, ça devait être la sixième ou la septième saison de ses vidéos, ça faisait des années qu’il était dessus, pas juste quelques mois, donc ils connaissaient ses intentions.”

“J’en veux au maire de Nice parce qu’il était au courant de tout ça, il a laissé faire”, ajoutait ce jeune, sous le pseudonyme de “Quentin”.

Le maire a alors poursuivi M. Thomson, 39 ans, prix Albert-Londres 2017, et son éditeur pour “complicité de diffamation envers un dépositaire de l’autorité publique.” 

Le journaliste avait été relaxé dans un premier temps, avant de perdre en appel, en novembre 2019.

“Vive la liberté de la presse!”

Ce mardi 1er décembre, maître Martin Pradel annonce que la justice donne définitivement raison à David Thomson (dans son travail, pas dans les propos rapportés): “la Cour de cassation met un terme définitif aux procédures engagées par Christian Estrosi. (Mon client), poursuivi pour son travail de journaliste, (racontait)  dans Les Revenants comment un islam violent et radical a pu infuser à Nice. Vive la liberté de la presse!”

Il a ainsi été reconnu que le reporter, dans “son enquête sérieuse” s’est “contenté d’introduire une citation des propos tenus par un tiers, sans les reprendre à son compte.”

Ce dernier a réagi à cette victoire cet après-midi sur les réseaux sociaux : “Avant de tenter de comprendre comment sa ville de Nice est devenue sous son règne l’un des principaux foyers du djihadisme en France, Christian Estrosi a préféré porter plainte contre des faits et contre un journaliste. La justice le déboute définitivement de ses plaintes contre mon travail.”

Photo : DR

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