Le Département et la Métropole lancent chacun de leur côté deux projets similaires, le rassemblement à Nice des images issues des caméras installées dans les communes alentours. Villes qui semblent peu emballées par le projet…
Le 19 juillet dernier, la Métropole présentait les grandes lignes de son « Plan 2040″, un programme de développement qui traite notamment de sécurité. Les communes disposent, pour les plus riches et/ou les plus vastes, de leur propre police municipale, armée ou non, et parfois d’un réseau de vidéoprotection. 5000 objectifs scrutent Nice, par exemple.
Mais toutes n’ont pas un Centre de supervision (CSU) qui permet de suivre en direct des méfaits, pour tout de suite mobiliser des équipages. « C’est pourquoi je propose que nous mutualisions les images dès 2025 dans notre futur centre d’hypervision » a suggéré le président Christian Estrosi, faisant allusion au super-commissariat Saint-Roch qui doit être inauguré en décembre 2025. Une initiative qui permettrait, sur le papier, de faire quelques économies, mais aussi de gagner en efficacité.
Pour l’heure, l’idée n’a pas soulevé une vague d’enthousiasme. Le vice-président Anthony Borré nous indiquait le 31 janvier qu’une seule cité métropolitaine s’est rapprochée de ses services, La Trinité. Et encore, timidement.
Un peu à La Trinité, « niet » à Vence
Contacté, le bureau du maire, Ladislas Polski, explique que « nous réfléchissons à une mobilisation des possibilités offertes par le CHUC (le futur équipement de la police municipale niçoise, NDLR) pour le renforcement de la surveillance nocturne ». Mais attention, « nous avons et conserverons un Centre de supervision urbaine autonome ».
Et tout se fera « dans le strict respect, bien entendu, des pouvoirs de police que la loi attribue au Maire de La Trinité ».
Même perplexité du côté de Vence. Prise de position du maire, Régis Lebigre, au cours d’un entretien plus large publié dans nos colonnes ce 4 février : « Je suis contre. C’est une compétence qui aurait pu déjà être déléguée. Nous aurions pu transférer notre police municipale à l’échelle de la Métropole, mais aucun maire – moi le premier – n’y est favorable !»
« Tout ce qui concerne la sécurité relève entièrement du maire, en totale indépendance. Nous disposons actuellement de 120 caméras, et nous allons encore renforcer notre dispositif. Les pouvoirs du maire en matière de sécurité resteront toujours entre ses mains. »
Reste que l’idée fait, en partie, doublon. Depuis un an, le conseil départemental des Alpes-Maritimes, sur proposition d’Eric Ciotti, a lancé son projet de « super-CSU » dans la Plaine du Var qui, lui aussi, rassemblerait les images des caméras placées dans les villages maralpins. Nice devrait donc accueillir deux spots de ce type, l’un pour les communes de son agglo, l’autre pour le reste des Alpes-Maritimes.



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