À Marseille, Emmanuel Macron a annoncé mardi que l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour usage de drogues allait être relevée à 500 euros, contre 200 euros aujourd’hui.

« On va passer à 500 euros l’amende. 500 euros, parce qu’il faut taper au portefeuille, parce que ça n’est pas festif de se droguer », a déclaré le chef de l’Etat lors d’un échange avec des lecteurs du journal La Provence.

Le président a insisté sur l’objectif de dissuasion, en visant directement l’achat et la consommation de stupéfiants. « J’en ai ras-le-bol d’avoir des jeunes qu’on pleure et dans des quartiers d’avoir d’autres gens qui considèrent que c’est festif d’aller acheter de la drogue », a-t-il martelé.

Drogues : pourquoi l’amende va grimper à 500 euros et comment l’État veut la faire payer

Emmanuel Macron a aussi évoqué un renforcement du recouvrement, avec la création de « commissaires de la République pour aider les finances publiques et la justice » à récupérer les amendes. Il a justifié cette mesure par des résultats jugés insuffisants, estimant que « on a des taux de recouvrement qui ne sont pas satisfaisants ».

À ce stade, le code de santé publique fixe l’AFD à 200 euros. Elle peut être réduite à 150 euros si elle est réglée dans les 15 jours, ou portée à 450 euros en cas de non-paiement dans les 45 jours.

  • Ce qu’il faut retenir : L’amende forfaitaire délictuelle pour usage de drogues doit passer de 200 à 500 euros, a annoncé Emmanuel Macron à Marseille. Le chef de l’État veut aussi améliorer le recouvrement des amendes en s’appuyant sur des « commissaires de la République ». Aujourd’hui, l’amende peut être minorée à 150 euros si elle est payée sous 15 jours, ou majorée à 450 euros après 45 jours sans paiement.

Avec AFP

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Reporter niçois diplômé en journalisme, Matthias Bellegarde a rejoint Nice-Presse en 2026. Expert de l'économie locale et de l'immobilier, il suit de près l'évolution des marchés et des entreprises entre Nice et Menton. Engagé pour une information transparente et vérifiée, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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Ce n’est pas assez.